| Articles sur la spiritualité | ||
| ←Retour à la liste des articles | ||
|
|
Trois réflexions féminines, envoyé le 29 mai 2008 par Arianne Suis-je une mère? Peut-être y aura-t-il quelqu’un qui ressentira ce que je ressens parfois. Il m’arrive d’avoir le sentiment d’être la mère du monde. Que ce soit avec mes frères et sœurs, mes amis, des inconnus, mon père ou ma propre mère, je ressens en moi un amour profond et un sentiment maternel, alors que je n’ai pas même encore le souhait d’avoir un enfant. Je sais que d’un point de vue strictement psychologique, je ne devrais pas prendre ce rôle envers mes proches, car cela veut dire que je prends sur mon dos une responsabilité qui ne m’appartient pas, et que je peux me faire plus de mal que de bien. Je ne peux pas protéger tout le monde des apprentissages qu’ils ont à faire. Mais lorsque j’ai ce sentiment pour un pur inconnu, dans le métro, pour une collègue plus vieille ou pour un supérieur arrogant, cela me fait me demander s’il ne s’agit pas d’autre chose. En effet, il s’agit d’un amour maternel qui traverse le temps. Je vois en chacun l’enfant au cœur pur, les blessures et les apprentissages, les rêves, le don de soi, les pardons, et je suis émue, comme s’il s’agissait de mon enfant, ou de moi-même. Ainsi, je pense à ma mère plus jeune, et à ce qu’elle a traversé pour nous deux, et je vois la petite fille qu’elle était et qu’elle est toujours, celle qui fait tout son possible pour que la vie soit plus douce. Je l’aime comme ma fille, et j’ai le même sentiment envers ma grand-mère, car je vois aussi en elle la petite fille, semblable à celle que j’étais et qui m’émeut aujourd’hui, pour qui j’ai de la compassion comme si c’était quelqu’un d’autre. Il s’agit peut-être de l’amour, celui dont on dit qu’il est inconditionnel et universel, qui transcende tout. Ou bien suis-je à la fois fille, petite-fille et mère? Amour, compassion et fraternité : voir la beauté en chacun L’amour inconditionnel, celui qui est, qui n’est pas dirigé vers une personne en particulier, mais qui à la fois circule et embrasse toute l’humanité, est aussi compassion. La compassion signifie de voir en chaque être vivant la parcelle de divinité qui y est, le potentiel de perfection qui se trouve en chacun. Ainsi, la compassion est semblable à l’amour, car il s’agit simplement de changer notre perception des gens et des choses pour y voir toute la beauté manifestée dans une essence parfaite. Il s’agit d’être capable de se mettre à la place de l’autre comme s’il était en nous, car il est fait du même matériau que nous. La fraternité universelle est donc ce qui fait qu’avec une conscience éveillée, nous aimons chacun comme s’il était notre frère et nous lui pardonnons aussi ses faiblesses. Voilà l’amour inconditionnel, ou la compassion. Ceux-ci sont présents en chacun de nous, comme toute la gamme des émotions, il s’agit seulement de regarder différemment pour que le déclic se fasse en nous. Dès lors, nous ne sommes plus seuls, ni ne sommes victimes des autres, ni n’avons peur, ni ne jugeons, car tous sont nos mères et nos frères, tous ont aussi le potentiel d’être parfait, de réaliser leur essence! Aller vers l’autre est alors un geste naturel, comme celui de donner, et cela nous rempli du plus grand bonheur, car nous participons à la réalisation de la perfection qui est en chacun. Amour et situations d’exception Comment faire pour que ce que nous ressentons pour l’humanité se répercute et transforme le monde en ce qu’il doit être, c’est-à-dire une nouvelle Terre d’amour? Comment rendre cet amour qu’on ressent perceptible par tous, comment faire pour que chacun y ouvre son cœur? Les gens savent pourtant au fond d’eux que l’amour est plus naturel et aussi plus fort que tout. Mon amoureux m’a fait remarqué une fois que les gens, lorsqu’ils sont dans une foule, lors d’une fête ou d’une manifestation, dans une occasion qui sort du quotidien, sont davantage portés à échanger avec ceux qui les entourent, bien que ce soit des inconnus. Ainsi, ils vont vers l’autre, car la situation est exceptionnelle, et parce qu’ils ne sentent alors pas que leur ego est menacé, que les gens seront sur leurs gardes. Ils prennent pour acquis que tous vivent la même situation (manifestation, situation d’urgence, …), ils vivent quelque chose en commun, et ainsi les barrières sociales peuvent tomber pour un soir, comme s’ils avaient envie d’un répit de cette constante mise en garde, pour reconnecter avec une essence pure et naïve. Pourtant, la vie sur cette Terre est elle aussi une situation vécue en commun et exceptionnelle.
aussi: un aperçu général de la compassion à travers les croyances selon Wikipédia
|
|
|
|
|
|
|
Jeveuxchanger.org © 2007-2008 Accueil - Carte du site - Contact - info@jeveuxchanger.org - liens |
||