| Aikido Oomotokyoo | ||
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1-principes |
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3-cours |
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| 1-Les principes de l'Aikido |
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b) Notre vision de l'Aikido moderne f) L'Oomotokyoo et les différentes dimensions
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La lumière dégagée par l'enseignement du fondateur de l'Aikido est principalement due au fait qu'il intégra parfaitement les voies d'un mouvement religieux qu'une femme japonaise, Nao Deguchi, avait fondé au début du 20è siècle. L'Oomotokyoo, ou mouvement Omoto, avait pour but de recouvrer des capacités de communication avec l'univers, oubliées depuis fort longtemps, au travers de principes féminins de vie : amour, sagesse, compassion, harmonie etc. Cette forme de travail ne fut réellement pratiquée que par le fondateur de l'Aikido, et aujourd'hui encore, c'est le cas. L'Aikido que nous connaissons aujourd'hui est une forme élaborée par le fils du fondateur et par certains de ses hauts gradés, dans le but de répandre l'Aikido mondialement. Chaque élève du fondateur étant chargé d'une partie de son énergie, leur rayonnement au travers du monde fut indiscutable, et l'on estima que cela suffirait pour atteindre les buts qui étaient visés.
O-Sensei Morihei Ueshiba était venu pour finaliser l'évolution du budo, et non pas pour en relancer l'étude depuis le départ. Ce travail avait déjà été fait à maintes reprises. Le travail spirituel rebute nombre de personnes qui pensent devoir comparer toute démarche visant à se connaître soi-même avec l'enseignement religieux catholique. D'autre encore, se souviennent des méthodes dogmatiques âprement enseignées de force de part le monde, et qui cherchent à contrôler leurs disciples. Le travail de Ueshiba était un travail de libération des individus prenant source au travers d'une re-découverte de soi et d'une harmonisation avec l'univers. Il n'a jamais été question de verser des sous à un pouvoir centralisé et tout-puissant, et de lui confier nos vies pour qu'il la gère à notre place.
Il n'y a pas d'attaque. Non, il n'y a plus d'attaque dans l'Omotokyo. Le partenaire, ou l'adversaire, si une telle chose existe réellement sur terre, est aspiré par le ki de l'univers dans lequel nous nous tenons. C'est notre ki pure qui déclenche le mouvement d'harmonisation et non plus une technique à appliquer dans le but de détruire. Nous pratiquons seuls avec l'univers comme guide et ami; comme lien central. Il n'y a rien d'autre. D'autres maîtres sur terre ont été porteurs de cette attitude visant à tout harmoniser, et ils ne pratiquaient nullement les arts martiaux. Pourtant, leur aura, oui leur force, était en tout point semblable à celle du fondateur de l'Aikido. D'après quelques philosophes et penseurs sur terre, la science de Morihei Ueshiba ne serait comprise qu'aux alentours de l'an trois mille, si l'on tient compte du niveau de pureté et de complexité de son travail, et considérant la vitesse de notre évolution. Je sais, pour l'avoir expérimenté moi-même, que c'est en partie vrai seulement. Le fondateur de l'Aikido nous a livré un art abouti et regroupant plusieurs aspects de la vie vécue sur terre, et qui a pour but de comprendre et de participer. En reprenant son art là où il l'a laissé, et en se penchant un peu sur son travail, il est aisé de s'apercevoir que nous avons également autour de nous, en occident, ce genre de façon de procéder dans la vie. Ce n'est pas l'inconnu, pas du tout.
b) Notre vision de l'Aikido moderne
Si nous faisons aujourd'hui un tour d'horizon de ce qui se pratique dans les différents dojo d'Aikido du monde, il est facile de constater qu'il ne s'agit pas de l'enseignement qui était dispensé par O-Sensei Morihei Ueshiba. Le poids des fédérations et l'image projetée par les différents professeurs japonais envoyés depuis Tokyo ont façonnés un art martial fluide, mais très éloigné de la science du fondateur. D'après moi, cette forme est un peu comme l'après judo, c'est a dire une forme physique éducative évoluée et tirant ses principes d'anciens secrets et trésors de combat japonais. Ceci, même dans une version amoindrie, a donné son aspect magique et pur à l'Aikido moderne. La vision du fondateur était toute autre. Même s’il savait pertinemment que cela se produirait très tôt après son départ, il pensait à bien autre chose qu'à un art composé de techniques et de formes physiques.
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Texte écrit le 22 avril 2008 par
François L’Aikido est généralement considéré comme un art martial alors que la boxe, par exemple, est davantage associée aux sports. Qu’est-ce qui différencie ces deux disciplines? Il serait possible en apparence de distinguer l’Aikido par sa forme souple et harmonieuse de la boxe qui est plutôt directe et offensive. Pourtant, certains extraits vidéo nous permettent d’observer le fondateur de l’Aikido Morihei Ueshiba ou certains des plus grands maîtres d’Aikido pratiquer d’une façon absolument directe et même, dans un certain contexte, offensive. Que dire du Karaté dont certains styles particulièrement rigides, comme le Kyuokushin, sont des arts martiaux et dont d’autres plus souples, comme le Karaté sportif ou chorégraphique, sont des sports? L’Aikido est-il un art martial en lui-même où l’est-il selon la façon dont on le pratique? Qu’est-ce qu’un art martial? Qu’est-ce que l’Aikido? Ignorons pour la période du raisonnement l’aspect martial de l’art puisqu’il ne s’agit que d’une coloration qui ne modifie pas son essence. Certains associent l’art à la beauté et à l’esthétisme. Cependant, ces caractéristiques sont si relatives qu’elles doivent être écartées d’une définition universelle de l’art. En effet, un opéra chinois peut être à la fois apprécié en Chine et déprécié en Occident, tout comme une œuvre abstraite peut-être acclamée à une époque et rejetée à une autre. Une définition universelle de l’art pourrait-elle être soumise à l’appréciation de ceux qui en observent les œuvres? Les artistes sont-ils dépendant de leurs admirateurs? Un artiste peut-il exister seul, sans l’approbation d’un juge? Est-ce le résultat qui est considéré artistique ou bien est-ce la réalisation? Si la valeur d’une œuvre n’était liée qu’au résultat, qu’est-ce qui justifierait la valeur monétaire d’un original? Un copiste est-il un artiste? Si l’art ne trouvait sa valeur que dans la forme, un photocopieur pourrait être un artiste prolifique. Si une œuvre ou une pratique était considérée comme un art en fonction du jugement des observateurs, qui l’emporterait, l’appréciateur ou le dépréciateur? Peut-on être ou ne pas être un artiste en même temps? Est-il possible qu’une œuvre plaise à tous, de façon universelle? Comment peut-on universaliser la définition de l’art de sorte qu’elle ne soit ni dépendante ni relative? Est-il possible que l’art ne soit soumis ni au jugement, ni à la forme ni aux influences extérieures? Qu’est-ce que l’art, dans sa forme universelle, absolue et intérieure? Comme nous l’avons observé, la forme que prend l’art, sa manifestation, ne peut-être absolue ni universelle puisqu’elle est soumise à la relativité des influences extérieures et du jugement. Quel est le propre de l’art, qui ne soit ni la forme ni une caractéristique relative comme la beauté et l’esthétisme? Qu’est-ce qui définie la créativité qui permet à l’artiste d’exprimer l’art? Peut-on créer tout en imitant? On peut dire que le chanteur qui compose un nouvel air est un créateur mais l’est-il vraiment si cet air n’est en fait qu’un assemblage de différents airs préalablement entendus? La créativité est-elle donc le propre de ce qui est inédit, de ce qui est nouveau? Peut-on vraiment créer quelque chose de nouveau? Quelles sont les limites de l’inédit? Un air considéré inédit est composé à partir de rythmes connus, de notes établies, de règles musicales. À quel moment l’œuvre est-elle originale et non connue? Une œuvre copiée en occident présentée comme inédite en orient est-elle nouvelle? Le nouveau est-il propre à la forme ou à l’essence? La forme de l’art est-elle nouvelle là où on ignore l’existence d’un original? L’essence de l’art est-elle nouvelle dès que l’auteur ignore l’existence d’un original? La nouveauté absolue peut-elle exister? Le propre de la créativité ne peut pas être la nouveauté de sa forme car il s’agit d’une caractéristique dépendante de l’existence, connue ou non, d’un original. La nouveauté absolue, si elle existe, peut toutefois être considérée pour décrire le processus de création puisqu’elle ne pose pas de limite au processus créateur. L’art ne trouve pas son essence universelle, nous le savons, dans sa forme, puisque celle-ci est relative et dépendante. Quelle est la caractéristique propre à l’art, propre à la créativité, qui manifeste la nouveauté absolue? Ce qui n’est pas nouveau est vieux et appartient au passé. Ce qui appartient au passé n’existe plus et est donc mort. Or, le propre de la vie est de ne pas pouvoir être passé ou futur. La vie n’est jamais vieille ou copie mais constamment nouvelle, absolument nouvelle. La vie est la manifestation continuelle d’une création absolue, sans cesse renouvelée, sans cesse nouvelle et différente. Elle ne peut être reproduite ou jugée, elle n’est pas dépendante ni à la forme ni au jugement. Elle est ce qu’elle est. Quel est le donc le rapprochement entre l’art et la vie? La forme que prend l’art peut-elle contenir la vie? La vie ne peut cependant pas être contenue dans quoi que ce soit en raison de son impermanence, de son immensité. Qu’est-ce qui unie l’art et la vie, si ce n’est l’artiste lui-même qui manifeste la vie de part son existence? Un artiste peut-il être créateur lorsqu’il est mort ou lorsqu’il n’est pas né? Mais tous les vivants ne sont pourtant pas des artistes. L’artiste vivant détient une qualité qui le distingue d’un autre vivant. Cette caractéristique est le lien entre la vie et l’art puisqu’elle défini l’artiste, le transmetteur de la vie. L’artiste est muni de techniques et d’habiletés qui lui permettent de transposer la vie dans une forme, une œuvre. Les techniques sont un langage, une codification, de ce que l’artiste ressent. Elles permettent la communication, le partage du ressenti. La communication est donc au centre du processus créateur, permettant à l’intérieur, au ressenti, de devenir extérieur, d’être exprimé. Mais ces techniques de communication sont-elles le propre de l’artiste ou bien ne sont-elles que des outils? Les ordinateurs peuvent avoir des techniques parfois bien plus raffinées que celles des artistes mais ils ne peuvent néanmoins pas créer puisqu’ils ne ressentent rien, ils ne vivent pas. Cela suppose donc que l’artiste ressente quelque chose, qu’il le communique à l’aide d’un langage en lui donnant une forme. L’artiste est vivant mais la forme ne l’est pas. L’artiste est un interprète qui tente d’exprimer la vie au moyen d’outils qui ne sont pas vivants. L’essence de l’art se trouve nécessairement durant le transfert, entre le moment ou l’artiste ressent la vie et où l’œuvre est créée. Qu’est-ce qui permet à l’artiste de s’imprégner de la vie à un point tel qu’il parvienne à transmettre une partie de son essence au travers d’une œuvre qui n’est pas vivante? Comme un appareil photo qui tente de capturer la vie, l’artiste doit être sensible, doit avoir une conscience élargie. Cette sensibilité est la pellicule qui permet de s’imprégner de la vie avec la plus grande quantité d’informations. Mais le propre de l’artiste est une qualité essentielle qui surpasse la finesse des sens et les habiletés physiques, la sensibilité et l’originalité. Le propre de l’artiste est la sincérité. À quoi servirait un cœur sensible s’il ne savait exprimer sincèrement ce qu’il ressent? Le cœur perçoit la vie telle qu’elle est mais un trop grand nombre de conditionnements masquent cette réalité. L’artiste véritable est celui qui a conscience de la réalité parce qu’il a la sincérité d’observer ce qu’il ressent vraiment. Il accepte de laisser la vie circuler à l’intérieur de lui sans vouloir la contrôler. L’artiste véritable n’a pas une existence prédéterminée ou bien qui s’inscrit dans un courant. La vie est si puissante et impermanente qu’elle balance l’artiste comme une feuille au vent. La sincérité permet d’accepter d’être parfois doux, parfois féroce, parfois joyeux et parfois triste. La vie ne peut être contenue dans une boîte. Qui peut accepter une existence qui ne comprend ni sécurité, ni permanence ni règle? Qui peut accepter de n’être que de l’eau parmi de l’eau, sensible aux courants d’une mer puissante et imprévisible? Cette acceptation, ce renoncement, est paradoxale puisqu’elle offre la plus grande liberté. Michio Hikitsuchi dit : « La sincérité la plus extrême aboutit au divin ». Voilà ce qu’est l’Aikido. Un chemin qui mène à Dieu. L’Aikido est-il un art martial en soi ou selon la façon dont on le pratique? L’Aikido signifie littéralement la voie de l’harmonisation de la vie, ce qui se traduit, comme nous l’avons compris, par l’acceptation de la vie grâce à la sincérité. L’Aikido est donc précisément ce que Hikitsuchi Sensei proclame; la voie de la sincérité la plus extrême qui aboutit au divin. Comme l’Aikido est un art, y a-t-il actuellement des artistes de l’Aikido sur Terre? N’y a-t-il pas surtout des pratiquants de la technique d’autodéfense inspirée de l’art martial qui s’appelle Aikido? Ceux-ci sont très habiles et leurs techniques très efficaces contres des agressions mais il ne s’agit malheureusement pas d’Aikido. L’Aikido ne s’utilise pas contre l’agression dans une forme réactive mais pour l’amour dans une forme active. O-Sensei n’a jamais enseigné de techniques d’autodéfense, n’a jamais établi de formes définies ni de cadre fédéral. O-Sensei a créé un art dont le but est de connaître Dieu et c’est d’ailleurs ce qu’il a toujours dit : « L’Aikido est le chemin le plus court entre les hommes et Dieu ». Il apparaît maintenant que l’Aikido est une voie spirituelle réservée aux artistes, à ceux qui aiment et qui recherchent la vie, Dieu. La peur de ne pas dominer ou d’être dominé est ce qui motive à transformer l’art martial en un sport de combat alors que l’amour est ce qui permet à l’artiste de laisser circuler l’énergie créatrice et de connaître la vie.
d) Le rôle des pratiquants d'Aikido Extrait d'une canalisation écrite effectuée en août 2007 par François
«Quelle mission ont les pratiquants d’Aikido? Ils ont comme mission de continuer le travail entrepris par le fondateur de l’Aikido Morihei Ueshiba. O-Sensei a mis en place les bases d’un art visant à unifier le ciel et la terre, visant à mettre un terme à la divine dichotomie. Comment des mouvements du corps humain peuvent-ils unir le ciel et la terre? Les mouvements enseignés dans l’Aikido sont issus des principes fondamentaux de l’univers. Prenons comme image la constitution d’un atome. La trajectoire des électrons autour du noyau fait référence à des trajectoires similaires, comme la révolution des planètes autour du soleil. Le petit fait référence au grand. De la même façon, l’exécution du Kote Gaeshi, ou renversement du poignet, dessine dans son orientation du centre de gravité du pratiquant, la forme d’une galaxie spirale, comme la Galaxie Stone, (NGC7479 de la constellation Pégasse). Donc l’Aikido, par sa relation avec la grandeur de l’univers, permet aux hommes de la terre de renouer le contact avec le ciel. Ce sont ces schémas universels qui procurent la puissance de l’Aikido. Je comprends cette référence entre le petit et le grand, entre les mouvements d’Aikido et les mouvements de l’univers. Mais comment est-ce que la puissance du grand, des mouvements de l’univers, peut s’incarner dans le pratiquant d’Aikido? Ce qui permet l’intégration de cette puissance, ce qui concrétise le lien entre le ciel et la terre, entre le petit et le grand, c’est la conscience. Lorsqu’une personne comprend et conscientise sa position dans la grandeur de l’univers, elle a accès aux forces qui y sont disponibles. Dans le même ordre d’idée, certains moines, yogis et sages parviennent à maîtriser leurs cellules pour assurer leur santé grâce à la conscience totale de leur corps. Ils ont également la maîtrise de leur flux sanguin et de leur rythme cardiaque, pour faire face à la douleur et pour le contrôle de l’énergie. Une personne qui est en totale union avec l’univers incarne la puissance des mouvements de l’univers auxquels elle fait référence. Après l’expérience du satori, Morihei Ueshiba dit qu’il comprenait sa position et son rôle dans l’univers. Ceci lui apporta une puissance surhumaine dont de nombreuses personnes peuvent témoigner. Certains utilisent des angles pour régler leur posture. Pourquoi? Pour illustrer ce principe, observe le comportement de limailles de fer lorsqu’elles sont soumises au champ d’un aimant bipolaire. Tu remarques qu’elles sont distribuées suivant certaines trajectoires. Ce sont les lignes de force. Si tu étudies les forces en jeu dans un mouvement martial, tu remarqueras une grande simplicité. Il est très répandu de parler des trois points d’assise nécessaires pour assurer l’équilibre du corps. Comme un homme n’a que deux points d’assise, il n’est pas difficile de trouver son point de chute. Pour corroborer ce déséquilibre, tu peux résoudre une équation et exprimé le déséquilibre en Newtons. Voilà que nous avons observé deux forces qu’il t’est possible d’étudier dans un laboratoire, le magnétisme et la gravité, et qui font référence à des directions précises. Les principes de l’Aikido sont basés sur de telles directions précises, notamment au niveau de la physionomie du corps humain et de la gravité. Il existe toutefois d’autres formes d’énergie qu’il t’est encore difficile à étudier. Il était un temps où les ultrasons ne pouvaient pas être perçu ni par le corps humain, ni par ses instruments de mesure. Tu ne doutes pourtant pas de leur existence aujourd’hui, même si tu n’en as jamais entendu. Et que dire des rayons x, des ultraviolets, des infrarouges, de la radioactivité, des ondes radios. Ils sont aujourd’hui utilisés quotidiennement sur terre. Si quelqu’un en avait parlé au XVe siècle, il aurait été brûlé vif par le clergé. Ces autres formes d’énergie dont je vous parle, comme le Ki, et comme plusieurs autres qui ne sont pas encore identifiées sur terre, sont présentes autour de toi. Elles évoluent selon des trajectoires et des schémas précis, de la même façon que les lignes de force mentionnées précédemment. En pratiquant l’Aikido selon ces trajectoires, ta puissance est augmentée. Lorsque la compréhension que les humains ont de la science sera suffisante, ils pourront calculer ces forces et analyser l’impact engendré par une pratique de l’Aikido qui respecte ces angles. Ils découvriront que la force déployée par le pratiquant est multipliée par un indice qui varie en fonction de l’exactitude de la position par rapport aux angles énergétiques. Ce produit est ensuite réduit par la friction engendrée par le passage de certaines énergies subtiles circulant au travers de l’être du pratiquant d’Aikido. La purification du corps et de l’esprit réduit cette friction. L’équation contient beaucoup d’autres variables. Il n’existe qu’une seule science, celle qui mesure tous les phénomènes. Pourquoi dit-on que la force musculaire réduit l’efficacité de l’Aikido? On peut répondre à cette question en traitant l’aspect physique, et aussi en traitant l’aspect énergétique de la pratique de l’Aikido. Si tu essayes de pousser une personne assise sur une balançoire avec la force de tes bras, tu remarqueras un mouvement irrégulier et inefficace. Si tu utilises le poids de ton corps en respectant la trajectoire circulaire de la balançoire, la personne sera propulsée très loin. En autres termes, la volonté exprimée par la force musculaire n’est pas habituée à fonctionner en harmonie avec son environnement. Cette volonté cherche au contraire à maîtriser, à dominer ce qui l’entoure. En utilisant la force musculaire, tu crois pouvoir augmenter l’efficacité des techniques d’Aikido alors qu’au contraire, tu pousses souvent dans la mauvaise direction et tu freines le véritable mouvement. Tu as une tendance à bloquer un mouvement plutôt qu’à profiter de son inertie. Tu as une tendance à confronter un adversaire plutôt qu’à laisser son déséquilibre agir. Du point de vue énergétique, ton corps physique est comme un canal munit de filtres, au travers duquel circule l’énergie. Ton corps physique est, en résumé, constitué de sept filtres orientés avec précision. En les purifiant, les filtres parviennent à laisser passer de plus grandes quantités d’énergie. La force musculaire est le reflet d’une volonté mentale de contrôle. Or, ce contrôle, croyant améliorer l’orientation des filtres mais n’y connaissant en fait rien, réduit ou empêche le libre passage de l’énergie. Serais-tu capable d’orienter une antenne parabolique sans les outils et les informations nécessaires? Tu ne capteras sûrement jamais de canal, mais douteras-tu de l’existence de la télévision? L’esprit peut quant à lui se charger d’orienter tes filtres de la bonne manière et te permettre de laisser circuler davantage d’énergie. Pourquoi est-ce que l’Aikido est considéré comme un art? L’Aikido n’existe que dans l’instant d’un éclair, lorsqu’il est pratiqué avec sincérité ou lors d’une application réelle. Les techniques pratiquées dans les dojos sont utiles pour se familiariser aux principes de l’Aikido, mais ne sont que rarement de l’Aikido. Pratiquer Ikkyo, le premier principe d’immobilisation du bras, est intéressant et peut t’apporter beaucoup. Mais un mouvement figé dans le temps, que l’on illustre dans les livres, que l’on nomme, que l’on classifie, que l’on analyse et dont on parle, est mort et n’existe donc plus. On dit parfois que Morihei Ueshiba ne faisait jamais deux fois la même technique et qu’il n’expliquait jamais ses démonstrations. Ceci démontre bien qu’il créait les mouvements. Connaissez-vous un peintre qui ne peint que des cercles chromatiques? Avez-vous déjà entendu un musicien ne jouer que des gammes? Les techniques enseignées dans les dojos sont les gammes des pratiquants d’Aikido. Il leur faut maintenant créer une mélodie. Il leur faut laisser circuler l’inspiration, et créer avec sincérité. Que peut-être le rôle personnel d’un pratiquant d’Aikido?
«Comment la pratique de l’Aikido peut-elle favoriser le cheminement personnel? Les mouvements pratiqués dans les dojos sont révélateurs de ta personnalité lorsque tu pratiques seul et sont révélateurs de ta relation avec les autres lorsque tu pratiques à deux. Par exemple, si tu exécutes Ikkyo avec un partenaire, tu pratiques le premier principe d’affirmation de soi. Est-ce que toutes les facettes du cheminement personnel peuvent être abordées par la pratique de l’Aikido? L’Aikido n’existe réellement que dans un instant créatif. Il est infini et peut donc être révélateur de toutes les facettes de ta personnalité. Les techniques didactiques proposées dans les dojos permettent aussi un certain travail. L’Aikido semble donc naître de la créativité et de la spontanéité. Pourtant, les fédérations et les écoles sont lourdes de programmes techniques contraignants. Ces groupes pratiquent-ils vraiment l’Aikido? Les programmes techniques sont censés être des outils d’apprentissages. Ce sont des gammes qui, comme en musique, sont employées pour l’enseignement de l’Aikido, et qui sont supposées mener à la création. Cependant, la plupart des institutions font de ces techniques l’essence de leur pratique. Si tous peuvent comprendre cette réalité, pourquoi tous ne pratiquent pas le véritable Aikido? Parce que ce qu’ils pratiquent est efficace. Lorsque tu joues du piano pour quelqu’un, tu joues les morceaux que tu sais appréciés. Tu veux que ton concert soit efficace, tu veux être reconnu pour ton talent. Parfois, tu tentes d’improviser, mais au moindre doute, tu retournes aux formes que tu connais. Les pratiquants d’Aikido agissent de façon similaire. Les professeurs en démonstration utilisent les techniques qu’ils savent efficaces. Mais à la différence de la personne pour qui tu joues du piano, les personnes qui attaquent le professeur lors de la démonstration le testent, cherchent à le frapper, à contrer ses gestes. Ceci est très instructif, surtout pour l’orgueil. Avez-vous déjà vu un sensei pris en défaut sur son tatami? Un sensei ne devrait-il pas avoir l’humilité du véritable chercheur et accepter de ne pas exécuter une forme standardisée, une forme officiellement reconnue. S’il avait trouvé la vérité, il pourrait cesser de la rechercher. Mais ce n’est pas le cas. Quel genre de chercheur cesse de rechercher? Quel genre de chercheur n’est pas prêt à tout abandonner pour une vérité plus grande que la sienne? Qu’est-ce qui empêchent les pratiquants de sortir du connu? La peur. Si quelqu’un t’attaque dans la rue et que tu souhaites te défendre, tu auras deux choix. La peur ou l’amour. Dans la spontanéité de l’attaque, il est très probable que tu choisisses la peur. Tu ne veux tellement pas recevoir de coups, que tu vas devenir l’agresseur. Alors j’espère pour toi qu’il ne se relèvera pas, car il pourrait être fâché. Les pratiquants d’Aikido, avec leur discours de pacificateurs, doivent choisir entre agresser et pardonner, entre hypocrisie et sincérité. L’Aikido étant la voie de l’harmonie, ne choisissent-ils pas tous déjà le pardon? Sur un tatami, entouré de tes amis et de sympathisants, tu parles d’harmonie sans aucune crainte. Si tu vas t’isoler dans une grotte, tu vas pouvoir prôner la tolérance et la chasteté. Voici cependant à quoi ressemble la réalité. La paix n’existe que dans la guerre. La paix n’existe pas dans un dojo. Prôner la tolérance et la chasteté seul dans une grotte est une preuve d’hypocrisie. La fuite de ta violence ne te rend pas pacifiste. Tu serais surpris d’observer la véritable réaction d’un pratiquant d’Aikido en situation réelle de violence. Ses contrôles du poignet tournent rapidement en un échange de coups de poing. Si ce pratiquant était sincère, il ferait un choix clair entre s’inscrire dans une école de karaté et reconsidérer sa pratique de l’Aikido. L’Aikido n’est donc pas efficace en situation réelle? Que veux-tu dire par efficace? Est-ce que l’Aikido peut réellement me permettre de me défendre si quelqu’un tente de m’attaquer? Les arts martiaux vont te permettre de te défendre si quelqu’un t’attaque. L’Aikido te permettra en plus de défendre l’attaquant. Chacun se soucie de son autodéfense et de la meilleure façon pour sauver sa peau. Mais l’attaquant, cet être humain comme vous tous en êtes, qui s’en préoccupe? Si une personne décide de s’en prendre à toi, n’est-ce pas parce que son être souffre? Si elle choisit de remettre son avenir entre tes mains, n’est-ce pas un appel à l’aide suffisamment fort pour que tu y portes attention. Une attaque signifie « Je ne sais plus ce qui est bien pour moi. Je ne sais plus où j’en suis dans la vie. Aide-moi ». Des ecchymoses et des égratignures infligées à un corps physique guérissent en quelques jours. Une âme ou un esprit affligé génère des maladies et entraîne des complications beaucoup plus lourdes. En recevant une telle demande d’aide, tu peux choisir entre évacuer ta peur en frappant, en agressant, ou aider en le protégeant de lui-même. Comment puis-je le protéger de lui-même? Va-t-il se frapper? Ce que l’attaquant ne sait pas, c’est qu’en te frappant, c’est son être qu’il atteint. Il recevra, tôt ou tard, les coups de son attaque. Il recevra ce qu’il a semé. Mais tout ceci est difficile à reproduire dans un dojo. Faut-il provoquer des combats pour comprendre l’Aikido? Si tu pratiques avec l’intensité la plus sincère, tu te rapprocheras davantage de l’Aikido. Le véritable mouvement d’Aikido n’existe qu’un instant. L’Aikido n’existe que lorsque se rencontrent l’amour et la haine. Existe-t-il une union plus intense que celle entre la vie et la mort? Si les pratiquants d’Aikido connaissaient cette intensité, la création pourrait avoir lieu. Comment puis-je dire aux pratiquants d’Aikido qu’ils ne pratiquent pas l’Aikido? Qu’arriverait-il si tu disais à un œnologue qu’il ne connaissait rien au vin? Il serait fâché. Peu d’humains acceptent de remettre leur existence en question. L’inconnu et l’instabilité effraient. Les professeurs d’Aikido reconnus sur la scène des arts martiaux sont très bons. Très habiles, leurs techniques sont particulièrement efficaces. Voilà leur plus grand problème. Leur talent est leur plus grand problème? Non, leur efficacité. Cette efficacité est un boulet qui emprisonne leurs mouvements. Lors d’une démonstration, l’orgueil est si lourd que seule l’efficacité trouve sa place. La peur de l’échec, de la honte, de perdre une réputation durement gagnée freine la création. Ils croient avoir trop à perdre pour risquer un échec. On ne peut contrôler ce qui est vivant, intense et ponctuel. Leurs démonstrations ne peuvent contenir des mouvements incontrôlables. Un sensei ne peut pas échouer. Si tu proposes un duel à ces professeurs de grand talent, ils vont te réduire en bouillie. Voilà donc une cause perdue. Au contraire, n’aie pas peur de l’échec. Il est probable qu’à la lecture de ce texte plusieurs seront en désaccord. Ceci est tout à fait normal. Tu ne dois pas oublier qu’il ne s’agit que de ton interprétation d'une certaine réalité. Recherche le véritable Aikido sans peur ni crainte et l’écho de ta quête, ainsi que celui d’être autres chercheurs, portera ses fruits.»
f) L'Oomotokyoo et les différentes dimensions Texte envoyé le 1er octobre 2007 par Raynald
Le pouvoir de canaliser des êtres célestes est un don de la cinquième dimension, alloué à des êtres au coeur pur vivant et évoluant dans la quatrième dimension.
Le travail entrepris au travers de l'Oomotokyoo a permit à de nombreuses personnes de découvrir les capacités enfouies à l'intérieur de l'homme, par l'intermédiaire du travail d'un seul qui le révéla dans son art nommé Aikido. En effet, pour se sortir des affres des troisièmes et quatrièmes dimensions, il convient de se servir de forces supérieures avec l'intention ferme de les instaurer sur terre, pour retrouver l'harmonie perdue ou disparue momentanément.
La cinquième dimension, c'est la fusion directe avec les pouvoirs et les êtres supérieurs, et cette harmonisation permet de toujours savoir ce qu'il convient de faire. Ce n'est pas un secret, c'est là et depuis toujours. C'est le désir de rejoindre cet état qui nous permet d'y accéder. Le fondateur de l'Aikido canalisait des êtres célestes pendant ses cours et durant ses démonstrations, et c'est de là que lui venaient ses extraordinaires capacités. Il n'était jamais seul, et le plus important de ses démonstrations résidait dans sa préparation, ses prières, et ses méditations, pas dans les techniques elles-mêmes.
C'est le cas également dans le Reiki. Arrivé à un certain niveau, vous acceptez de servir la source, c'est à dire Dieu, et c'est à ce moment que la manifestation devient plus forte à l'intérieur de vous. Pourquoi en serait-il autrement pour les arts martiaux? C'est à ce moment qu'il faut différencier le pouvoir du Ki destiné aux humains, et le Ki du grand univers. Les gens qui se servent à outrance de leur Ki vieillissent et fondent comme neige au soleil, et cela, même s’ils paraissent très forts. Ils sont un peu comme des magiciens qui se servirent à outrance de leurs dons. Le corps physique ne peut supporter de telles charges énergétiques, il n'est pas fait pour ça. Mais le fait de canaliser Dieu, ou de l'accepter pleinement en nous, permet d'élever le taux vibratoire du corps, et donc de faire appel à des corps de lumière mieux préparés. Vous agissez depuis une dimension plus élevée, au milieu de personnes qui, elles, vivent dans la quatrième dimension.
À quelques reprises, j'ai pratiqué avec d'anciens maîtres, au milieu de mon dojo, devant les yeux de mes étudiants se demandant bien ce qui pouvait arriver. Pour un regard fermé, je tournais seul en inventant des formes. Pour les yeux du coeur, les techniques et assauts que je subissais étaient particulièrement osés et inhabituels, et je volais bien plus loin que si un humain m'eut projeté. En moins de deux minutes, j'étais dépourvu d'énergie, alors que je durais habituellement des heures avec mes élèves. Ce sont là des signes évidents des manifestations des dimensions supérieures. Si vous vous maintenez dans des prédispositions basses alors que vous pratiquez avec des forces plus élevées, vous vous viderez très vite. Le corps ne peut absorber ce pour quoi il n'est pas préparé.
Le fondateur de l'Aikido choisi de faire de nombreuses démonstrations, car il savait pertinemment qu'il devrait convaincre et « insuffler la vie ». Son art fut transmis au travers de sa magnificence personnelle. Il devait susciter l'inspiration, et c'est précisément ce qu'il fit. Son discours intérieur et extérieur était : « Mais regardez un peu ce que je suis capable de faire! Croyez-vous vraiment que cela soit humain? »
Voilà donc le discours tenu au sein du mouvement Omoto : On écoute et on tient compte des messages reçus depuis le céleste sinon, aucune vie n'est possible autre que la parodie actuelle. On applique l'harmonie universelle issue du côté féminin de la création, ainsi que sa compréhension dans notre existence. On purifie le corps et on applique le travail au travers d'un art corporel rejoignant les dimensions les plus élevées.
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