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Texte envoyé le 1er novembre 2007 par Raynald & François
Notre monde est-il le reflet des enseignements de celui qui est?
Comment est-il possible d’imiter correctement un homme lorsque l’on n’incarne pas parfaitement, par soi-même, tous les principes qui sous-tendent sa vie. Plus encore si cette vie qui nous sert de modèle fut exemplaire par son intégrité et par sa sincérité. En vérité, est-il possible d’imiter un homme tout en étant sincère? Comment pouvons-nous suivre la voie du Christ en manifestant la plus grande sincérité?
Notre monde, tel qu’il est actuellement, ne fonctionne pas. Prenons en exemple un homme qui fuit ses responsabilités en refusant d'entendre parler de conscience. Il préfère enterrer le plus profondément possible les vibrations de la voix du maître bienveillant qui résonne en lui. La vérité semble trop grande et le mensonge s'est installé. L’illusion est si forte que toutes les tentations et tous les écarts sont permis pour soulager ce vide qui l’habite, pour écarter l'homme de sa voie. Mais la conscience ne rime pas avec posséder ni avec fuir. La richesse véritable, la plénitude qui échappe à l’illusion, ne se trouve que dans la conscience de ce qui est; l’amour infini qui envahit de trésors les cœurs purs. Cet homme, cette femme, c’est nous. L’illusion, c’est le nouvel âge, c’est la surconsommation, c’est la poursuite d’un idéal matériel de réussite. L’illusion est ce qui déchire le monde et qui alimente le malheur. Nous avons tous, que nous y portions attention ou pas, une voix intérieure qui nous indique le chemin de la conscience. Le premier pas est de l’écouter et le deuxième est de manifester cette vérité, de vivre en fonction de cette essence véritable qui nous habite.
À l’époque de Jésus, j'étais là. Il n'y a pas de doute en moi sur la voie à suivre, car je ne fuis ni la présence de l'amour ni celle de la pureté. J'ai vu et j'ai entendu, et les paroles de celui qui est résonnent encore en moi, et désormais, je suis prêt à les accepter. Est-il possible d’avoir un modèle plus grand qu'un homme qui ne simule, ne manipule ni ne dissimule quoi que ce soit, et qui incarne la sincérité?
« La sincérité la plus extrême aboutit au divin » J'ai lu cette phrase il y a dix ans, calligraphiée sur une toile, suspendue au mur de l’école d'un vieux maître. Mon regard est empreint de ces quelques mots depuis ce jour. Existe-t-il une meilleure explication de la vie du Christ? Pourtant, même ceux qui ont lu cette phrase ou qui l'ont exposé dans leurs ouvrages ne l'appliquent pas. Savoir et manifester sont deux choses différentes. On dit: « C'était la voie du maître ». Mais puisque celui-ci est notre maître, notre guide, pourquoi n'appliquons-nous pas ses enseignements dans nos vies? Une personne peut accumuler des informations sur le bonheur toute sa vie, sans jamais être heureux. Pourquoi parlons-nous encore de sincérité alors qu’il ne suffit que d’être sincère pour que tout s’explique?
La preuve est simple. Une personne s’est incarnée il y a deux milles ans pour nous communiquer un message simple et essentiel. Elle a exposé très clairement ce qui devait être le destin de l’homme et la voie qu’il devait suivre. Voir cette personne comme un dieu incarné plutôt que de la voir comme un homme qui s’est rapproché de Dieu, croire ceux qui ont manipulé l’histoire plutôt que ceux qui recherchent un sens profond, n’est utile que pour entretenir l’illusion de la séparation entre l’homme et Dieu. Cette illusion, cette dichotomie, est fatale pour ceux et celles d’entre nous qui l’entretiennent. La réponse à la question sur la nature de la naissance du Christ engendre une séparation nette entres les croyants. Affirmer qu’il soit né en tant que dieu réduit l’homme à ne connaître son salue que par la miséricorde, que par l’achat de ses péchés par la crucifixion, c’est croire qu’aucun effort ne puisse le rapprocher du divin. Affirmer qu’il soit né homme et qu’un travail lui fit prendre conscience du divin permet à l’homme de connaître son salue en fonction d’un cheminement spirituel. En définitive, cette question ne sépare-t-elle pas ceux qui choisissent de cheminer de ceux qui ne souhaitent qu’attendre le salue? Affirmer être à la merci de la divine miséricorde n’est-il pas équivalent à se soustraire de la responsabilité individuelle? Comment peut-on définir le libre-arbitre dans un cadre aussi restrictif? Aussi, Jésus n’appelait-il pas les hommes ses frères et ses sœurs? Pourquoi mon frère serait-il différent de moi? Pourquoi ne pourrais-je pas suivre les traces de celui qui est? Ne nous invitait-il pas à suivre sa voie?
En 2007, le temps de la rigolade infernale est terminé. Il n’est pas nécessaire de se rendre en Afrique pour constater que la vie comme on la connaît ne peut pas continuer comme ça. Pouvez-vous vraiment continuer à vivre en tolérant les viols et les vols, le racisme et le jugement, la pauvreté et le malheur? Nous sommes tous d’accord, quelque chose doit changer. Quelque chose peut-il vraiment changer quand on ne change pas soit même? Est-il possible de souhaiter un mouvement de renouveau en étant soi-même un frein, un boulet, à la transformation? Un changement collectif débute par un changement individuel. L’ère de l’indigence et le temps de notre trop longue sieste sont révolus. Si la parole résonne si fort en nos coeurs en cet instant, c'est que nous feignons encore de ne pas l'entendre. Si nous étions en train de vivre la parole, avec sincérité, nous cesserions d'en parler. S’il existe tant de livre de spiritualité et si nous consommons tant de croissance personnelle, c’est que nous aimons cette illusion. Ce n’est plus la vérité, ce n’est plus la vie, qui nous intéresse mais ceux qui en parlent, ceux qui nous vendent du rêve. Le message est très simple, ce ne sont pas les connaissances qui changent la réalité mais la réalité qui nous change. À l’instant du réveil et du mouvement, une forme de vérité surgit et nous guide. La Terre n’a jamais été destinée à la prolifération des forces noires, elles sont des invités clandestins à une fête qui n’est pas la leur. Il existe cependant des forces plus grandes, des principes plus grands. En termes imagés, Dieu doit récupérer la terre car cela fut toujours l'aboutissement du plan.
L'amour inconditionnel est une réalité essentielle. L’amour n’a pas d’objet, ni cause ni motif; l’amour est. La conscience de la réalité, l’observation pure de ce qui est, nous révèle cet amour qui décrit Dieu, qui relie ses filles et ses fils, entres eux et avec lui. Nous ne sommes qu’un avec Dieu et c’est par l’amour que ce manifeste notre plénitude. Le libre-arbitre permet à chacun de vivre sa vie à sa façon, de choisir et d’assumer les conséquences de ses choix. La terre est vivante et évolue dans une direction très précise, elle se rapproche de la conscience divine. Le niveau d’amour actuellement perceptible sur Terre augmente graduellement en fonction du plan, de ce que certains appellent le karma. Nous sommes tous libres, de choisir et d’assumer les conséquences de nos choix. Mais cette augmentation du niveau énergétique crée un écart entre le comportement des humains et celui de la Terre. Cette différence entraîne logiquement des tensions et des malaises chez ceux qui résistent à la réalité changeante, au passage de l’amour. En termes clairs, la seule issue est de s’harmoniser à la Terre, d’accepter l’amour. Ceux qui vivent et qui vendent la haine devront quitter, un jour ou l’autre. N’encourageons plus les vendeurs de rêve et leur rêve du nouvel âge car ils entretiennent l’illusion. N’écoutons plus les représentants de la surconsommation car ils entretiennent l’illusion. Ne croyons plus les manipulateurs de la société car ils entretiennent l’illusion. La Terre peut à elle seule communiquer son message d’amour. Retirons-nous quelques instants en forêt pour respirer la vie, pour vibre au rythme d’un chant merveilleux. Taisons-nous. Fermez cet ordinateur. La réalité se suffit en elle-même pour nous inviter à la révolution. Aspirons à la vie, à l’arrivée inévitable du paradis pour tous.
Préparons-nous car ces aspirations ne sont pas le motivés par la paresse. Croire et répandre la rumeur que tout cela se fera sans qu'il y ait de forts remous tient du mensonge. La Terre change avec une puissance formidable et nous sommes tous responsables de s’y adapter dès maintenant. Les hommes peuvent résister contre des hommes et se battrent comme des enfants, mais l’harmonisation est la seule voie face à la force de l’univers. Les rêveurs idéalistes du mouvement nouvel âge font de la néo spiritualité une doctrine de contradictions et de prétention. Le nouvel âge est un marché plutôt qu’une voie de sagesse alors que la spiritualité, dont il est issu, ne se limite en son essence qu’à l’observation de la réalité. L’amour est et notre cœur en est le seul témoin. Dieu est et nul intermédiaire n’est nécessaire à la communion. La voie du Christ est la voie de celui qui est, de celui qui est l’essence véritable de son être, de celui qui manifeste avec sincérité ce qu’il est; l’amour divin. Ne soyons plus ceux qu’on nous dicte d’être mais plutôt ceux que nous sommes vraiment.
Ce qui a porté, de peine et de misère, les hommes jusqu'à aujourd'hui, n'est plus suffisant. Avons-nous de plus grands obstacles dans la quête du divin que les idoles et les intermédiaires; que les illusions? Nous sommes tous en unité avec Dieu. Jésus, notre frère, nous invite à faire comme lui, à connaître notre salue dans la reconnaissance de notre unité avec Dieu. Pourquoi devrions-nous demeurer immobile, à prier une idole? Jésus aurait-il transmis un non-sens, aurait-il demandé qu’on en fasse une icône inatteignable, inimitable, dominatrice et supérieure? Faisons le travail et soyons nous-même le Christ. Comment pourrait-il en être autrement? Jésus dit : « Cesser de m’imiter car cela est inutile. En vivant votre essence véritable avec sincérité, vous serez comme moi. » L'instinct : l'intuition des hommes primitifs Texte envoyé le 1er décembre 2007 par Raynald & François
À force de ressentir un malaise, de goûter l’amer saveur du mensonge, la race humaine a fini par s'habituer à la souffrance. Comment avons-nous pu nous habituer à la noirceur, au fiel et à la violence? Pourquoi avons-nous oublié nos liens avec l’univers, avec Dieu? D’où qu’ils viennent, quels qu’ils soient, ces maux proviennent de la souffrance. Au-delà de leur objet et de leur motif, ces maux, nous les avons acceptés.
Nous sommes plus de six milliards d’humains. Comment pouvons-nous encore jouer aux victimes? Ne croyez-vous pas que nous puissions inverser les rôles du pouvoir? Comment une centaine d’homme peuvent-ils maîtriser des milliards de leurs sujets en dépit de leur gré, de leur bonheur, de leur santé; de leur vie? Ne croyez-vous pas que nous soyons en position de force? Au-delà du plan physique, ne croyez-vous pas que nous possédions tous un pouvoir d’autonomie, de liberté? La véritable emprise que les cents ont sur nous n’est pas physique mais psychologique. Un esprit manipulé n’est cependant plus libre de son corps, ni de son âme. La libération des hommes ne peut par conséquent démarrer par le corps ni par l’âme, mais par l’esprit. Ouvrir les yeux est le premier pas de notre marche. Ne plus accepter la souffrance est notre revendication. La liberté est notre salue.
Nous avons une clef, le coeur. Nos sociétés, nos comportements, ce que nous projetons comme énergie, nous ont prouvé au cours des derniers siècles et jusqu'à aujourd'hui, que nous n'opérions plus à partir de notre coeur. La voie du cœur, kokoro do, permet de retrouver la conscience. Cette démarche purifie le filtre et reconnecte aussitôt l’homme à son âme. Cette pureté, cette union, était normale chez les sociétés évoluées du passé. Telle serait vraisemblablement la véritable nature de l’homme.
La voie du cœur permet de découvrir l’intelligence du cœur; l’intuition. L’instinct, quant à lui, est une capacité que le corps physique possède pour se protéger. La biologie décrit ces moyens de défense primaires de la même façon que la psychologie décrit les mécanismes de défense de l’esprit. Un organe qui se défend n’est pas en vie mais bien en survie. Le mental est intelligent dans sa manière d’enregistrer et de comparer des informations, par sa raison. Le cœur est intelligent dans sa sagesse, par son intuition. La raison nous enseigne l’égalité et la liberté. L’intuition nous révèle l’unité et l’amour. Pouvons-nous croire un seul instant en l’instinct, en une nature primitive de l’homme? Pouvons-nous accepter un seul instant la souffrance et la violence?
De par notre propre expérience, nous savons qu’un engagement dans la voie du coeur ne conduit pas à la sagesse, à la paix ou au bonheur immédiatement. Non! La démarche constitue d’abord un grand nettoyage et ensuite une reconnexion avec des souvenirs et des capacités millénaires. En ne se dissimulant plus derrière le masque de nos certitudes actuelles et modernes, nous arrivons rapidement à la conclusion que notre monde actuel est une illusion. Ouvrir les yeux ne nous permet par exemple pas d’affirmer la véritable origine de l’homme, mais de dénoncer le mensonge, la manipulation et le manque de rigueur scientifique entourant la théorie de l’évolution. Notre démarche nous conduit à une révolution totale, à une libération du connu.
L’instinct sert aujourd’hui à justifier les comportements primitifs. Dans ce cadre, tout est permis pour conduire l’homme à la décadence, à la déchéance. L’instinct est même devenu pour certain synonyme de la nature humaine. « Qu’est-ce qui peut-être aussi essentiel pour l’homme que son instinct primitif? » disent-ils. Devons-nous étudier des hommes aux comportements primitifs pour analyser la nature humaine ou bien des hommes sains? Est-ce qu’un botaniste étudie les plantes qui manquent de soleil? En d’autres termes, l’amour est essentiel à l’épanouissement de l’homme, comme le soleil l’est pour la plante. Est-ce logique d’isoler un homme depuis sa naissance de toute source d’amour pour en analyser la nature? Pouvons-nous croire en une nature dite animale de l’homme lorsque celle-ci a été observée chez des hommes n’ayant pas profité de l’amour nécessaire à leur développement, chez des hommes qui n’en étaient plus?
La race humaine est un passage et non une fin en soi. En fait, elle n’existe pas sous la forme que nous connaissons actuellement. Nous sommes des êtres désincarnés pouvant intégrer plusieurs niveaux de lumières, de vibration. Nous sommes désormais invités à retrouver cette forme authentique. Si nous refusons de nous voir tels que nous sommes vraiment, alors nous sommes cette copie de vie dans laquelle notre monde actuel nous confine et nous nous abreuvons de la vérité qu’il nous transfuse de force. Mais il en est ainsi que si nous l’acceptons. Les cents n’ont le pouvoir qu’en illusion. Nous sommes les véritables maîtres de nos choix.
Comme nous intégrons totalement la parole et la vision de Celui qui est, nous rejetons tout mouvement, toute mode ou toute doctrine qui nous écarteraient de notre retour vers la lumière. Nous ne nous laissons pas tromper, et nous nous fions sur Celui qui prêche par l'exemple plutôt que sur les faux prophètes. C'est l'intuition qui nous guide, l’amour, la volonté et l’unité. |
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