| La spiritualité - unification de l'âme avec l'univers | ||
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a) La pureté b) La foi c) La paix d) La religion de Dieu sur Terre f) L'intuition
L'être guérit connaît l'amour. Seul
avec Dieu, il est le créateur d'une oeuvre perpétuellement renouvelée; il
est son oeuvre. Le monde nouveau est une oeuvre qui est naturellement
manifestée par ceux qui sont guérit.
La pureté est le principe dont Dieu se sert pour éveiller en nous le désir de s'élever jusqu'à lui et de co-créer avec lui.
Dieu aime les âmes et les coeurs purs. La pureté en nous démontre notre intention réelle de révéler les aspects les plus lumineux de la création, dans nos actes et dans nos pensées. L'état d'être humain n'est ni définitif, ni une fatalité, et les petites choses qui rongent notre monde et qui ont fini par ouvrir de véritables plaies purulentes, sont des illusions de vie que nous avons accepté comme nôtres. Le véritable travail consiste à se conformer à un cheminement qui est très personnel, celui avec lequel nous avons élu domicile sur terre. Il faut éviter de persister à croire qu'il n'y a aucun autre moyen de progresser que celui expliqué dans la théorie de l'évolution, si chère parmi ceux qui se plaisent à manipuler les esprits sur terre.
La pureté est notre ascenseur vers nos capacités supérieures, alors que l'image présentée par notre monde corrompu et fragmenté nous propose le chemin inverse. Un mensonge qu'il n'est plus possible d'avaler. On dit d'un maître ascensionné qu'il est «un grand maître de sagesse», et qu'aucune force extérieure ne peut le contraindre ni l'attaquer. La peur est étrangère à celui qui se tient à la droite de la création universelle, mais elle frappe sans relâche les esprits de ceux qui se commettent en participant au jeu des illusions proposé par les dimensions inférieures. La peur est humaine, elle n'est pas céleste. Le langage choisi par la source pour nous permettre de communiquer et retrouver la lumière en nous est l'amour universel, nous l'avons déjà connu, et nous allons le reconnaître de nouveau.
Aucun grand maître ne l'est devenu par l'accumulation de techniques humaines ou scientifiques. Aucune technologie de pointe ne peut donner sur terre des résultats équivalents à ceux d'une résurrection. Pour ce qui est de créer une illusion par contre, tout est là.
Plus la pureté est un but dans notre vie, plus l'univers se manifeste en nous et autour de nous dans ses aspects les plus magiques et aimants. La question s'est posée il y a deux milles ans, et elle se repose de nouveau : «Quel choix faisons-nous et quel comportement adoptons-nous vis-à-vis l'état actuel de conscience présent sur terre?».
La pureté est un principe qui a toujours existé et qui sert à tous les êtres, vivant dans tous les univers dans le but de s'élever. Notre vision actuelle de l'histoire est basée sur des éléments modifiés et cachés volontairement. Pour peu que nous l'ayons adoptée, notre perception de nous-même s’en retrouve tordue. Le premier élément énoncé par Jésus dans ses enseignements était : «Connaissez la vérité et la vérité vous affranchira». On commence par connaître dans quel monde on vit, et sachant de quoi il en retourne, on adopte sa position et on fait des choix.
La pureté est le diamant merveilleux que l'on polit chaque jour et qui brille à l'intérieur de soi, nous révélant intimement et nous permettant d'intégrer Dieu, le principe universel de vie.
Comment puis-je voir Dieu? Ta question est intéressante et étrange à la fois. Y a-t-il un souhait plus profond que celui de connaître Dieu? Connaître Dieu c’est comprendre la vie, c’est se fondre en lui. Quel souhait magnifique que de prendre conscience de l’infini, du principe créateur, de l’amour. Ta question est toutefois quelque peu différente puisque tu ne te demandes pas comment connaître mais comment voir Dieu. Mais Dieu est partout. Ne vois-tu pas les arbres et les oiseaux, les villes et les hommes? Tout ce que tu vois est Dieu. Au fait, tu veux savoir comment tu peux percevoir Dieu dans une forme, définie selon ton interprétation de ce à quoi le divin devrait ressembler. Tu veux une vision qui confirme tes interprétations du divin. Mais d’abord, demandons-nous s’il est possible que Dieu, le tout, soit contenu dans une quelconque forme. Est-ce que le tout peut-être contenu dans une partie du tout? Si c’était le cas, que deviendraient les autres parties du tout? Le tout ne peut logiquement pas être contenu dans une fraction de lui-même. Ainsi, voir une forme ne peut correspondre à voir Dieu, mais une partie de lui. Et toi, qui est-tu? Ton essence est-elle dissociée de celle de Dieu? Peux-tu être séparé un seul instant de tout ce qui est? Tu peux certainement ne pas en avoir conscience, mais la réalité est que tu es une partie de Dieu, votre essence est commune. Tu souhaites voir une partie de Dieu et tu es une partie de Dieu. Qu’attends-tu? Connais-toi toi-même! Voir Dieu ne consiste qu’à te connaître tel que tu es. Comment puis-je voir sentir sa présence, comment puis-je témoigner de son existence? Le fait d’exister ne te suffit pas? Je ne sais pas. Tu es déçu, n’est-ce pas? Tu veux observer du surnaturel je crois, une nuée, des flammes et une voix puissante et mystérieuse venant du ciel. Un jeu de lumière, un homme charismatique. Un spectacle. Ce serait convaincant. Convaincre une personne est impossible puisque chaque personne est seule à pouvoir choisir une chose, comme par exemple le choix de croire. Si tu doutes maintenant de l’existence de Dieu, penses-tu qu’une nuée ou qu’une voix, mais convaincante, puisse faire disparaître ton doute? Une personne qui voit ce qu’il associe à une manifestation surnaturelle peut choisir de croire en une hallucination psychologique ou en une forme spirituelle, ce n’est qu’un choix. Voir, ce n’est pas croire. Croire, c’est interpréter ce qui est vu, c’est donner une signification à une expérience. Tu sens une présence alors tu crois qu’il s’agit d’un malaise psychologique ou bien tu observes des coïncidences et tu crois que c’est le destin qui agit en ta faveur. Dans un cas comme dans l’autre, c’est un choix qui détermine la croyance. Est-ce mal de croire? Ce n’est ni mal ni bien. La réalité existe avec et sans ton interprétation. Que tu appelles la présence que tu sens ange, kami ou malaise, ta sensation demeure la même. Si tu observes ce qui t’entoure sans essayer de le nommer, de l’identifier, alors ton attention ne se limite pas à une interprétation mais à ce que la réalité est dans sa totalité. C’est avec une telle attention, totale, que tu peux faire l’expérience du divin, de l’infini. Si tu es dans l’attente de vivre une expérience dite surnaturelle, tu ne vivras sans doute aucune expérience parce que ton attention ne sera pas totale mais concentrée sur ton attente, t’empêchant ainsi d’observer la réalité telle qu’elle est. Si tu observes une petite portion d’un ciel nocturne dans l’espoir de voir une étoile filante, tu n’en verra probablement pas alors que si ton attention est telle que tu perçois tout le ciel et que ton esprit est si libre qu’il perçoit toutes tes sensations, toutes tes pensées et toutes tes émotions, alors tu vis une expérience qui va au-delà de voir une étoile filante. Vivre ne se limite pas à recevoir des informations recueillies par tes cinq sens physiques mais constitue une expérience si grande qu’elle se trouve limitée par toute interprétation, par toute attente. Nommer l’expérience Dieu, Bouddha ou univers est une barrière puisque cela associe l’expérience à une idée, créant ainsi une comparaison avec ce qui a déjà été. La vie ne peut être comparée avec ce qu’elle a été puisque ce qui a été n’est plus, est mort. La mort n’existe même pas, ce n’est que l’absence de vie. Une idée est figée et par conséquent est morte. Nommer l’expérience de la vie pour tenter d’en refaire l’expérience n’a pas de sens puisqu’en fait, c’est comparer la vie avec la mort, avec l’absence de vie. Il me semble pourtant que nous parlons ici de la vie, nous la nommons et l’associons à des idées. La communication est un partage d’interprétation de la réalité. Ainsi, j’utilise un médium de communication, un langage, pour te communiquer des idées sur la vie, et cette idée est très simple; libère-toi du connu, cesse d’écrire et vis! C’est ce que je souhaite. Tu peux souhaiter bien des choses mais ce qui importe est ce que tu choisis vraiment. Se libérer est l’affaire d’un seul instant. J’aimerais que me soit insufflé un éveil divin, une énergie inspirante. Ce serait simple. Ah, je vois! Tu veux qu’on choisisse l’éveil pour toi. Tu veux être élu, être maîtrisé, être l’objet d’une force magique. Quel souhait étrange. T’éveiller c’est te connaître tel que tu es. Crois-tu pouvoir t’éveiller sans même te connaître? Dieu me connaît certainement puisque nous partageons la même essence. Ne peut-il pas m’insuffler cette connaissance? Nous en avons déjà parlé. De par sa nature, Dieu est conscient et libre. Te connaître, donc t’éveiller, consiste à connaître Dieu puisque vous avez la vie comme essence commune. Seul un être conscient peut connaître Dieu or la conscience est le pouvoir de choisir librement. Une victime, une personne qui subit, plutôt que de choisir, n’est pas consciente de la réalité, de son libre-arbitre. Insuffler l’éveil à une personne serait en fait retirer son libre-arbitre et ainsi sa conscience. On ne peut pas être libre et contraint en même temps. Et si j’accepte de recevoir l’éveil, ce n’est plus contre mon libre-arbitre. Je le répète, il est impossible de s’éveiller si ce n’est par choix puisque tu as le libre-arbitre, tu es seul à pouvoir choisir. Mais ne cherche pas de détours inutiles, choisir de s’éveiller suffit pour s’éveiller. Pour faire le choix d’accepter de recevoir l’éveil, tu dois d’abord faire le choix de t’éveiller. Alors, tu n’as besoin de rien de plus. Choisis. Tu n’as pas besoin de maître, de forces surnaturelles ou de longues années d’apprentissage mystique. La vie n’a pas à être apprise pour être vécue. La vie est. Tu es vivant. Alors sois. Pourquoi mon chemin n’est-il pas jalonné de signes qui pourraient m’éclairer dans ma poursuite? Il est rempli de signes partout où tu vois des signes. Je parle de signes plus explicites, qui m’aideraient à comprendre. Tu ne peux découvrir la vie qu’en la vivant. Si je dois t’expliquer une blague pour que tu la comprennes, elle n’est plus drôle. Rien ni personne ne peut t’expliquer la vie ni te la décrire telle qu’elle est vraiment, étant donné la linéarité de te pensée. Tu ne peux pas contenir l’infini de la vie, de la réalité, dans des idées unidimensionnelles et statiques. Pour démontrer cette limite, tu peux constater qu’il t’est impossible de décrire les couleurs à un aveugle sans essayer de la comparer à quelque chose que tu as déjà vu. Or, la couleur n’est qu’une information parmi une infinité d’éléments qui tissent la vie. Les signes peuvent néanmoins m’orienter dans mes choix. Pas nécessairement. Les signes que tu cherches sont ceux qui servent à justifier ton interprétation de la réalité. Tu souhaites vivre des hasards magiques et des miracles merveilleux pour te rassurer, pour ne pas briser ton rêve ésotérique. Tu as peur de voir la réalité telle qu’elle est, avec les signes réels qu’elle contient, parce qu’elle ne correspond pas à la conception truquée que tu entretiens dans ton idéal spirituel. Tu ne vis pas parce que tu souhaites croire en quelque chose qui n’existe pas. Tu manques de sincérité. J’aimerais voir un maître ou un avatar m’apparaître pour pouvoir lui parler de vive voix, pour que mes questions soient entendues directement, sans intermédiaire. C’est l’élève qui fait que le maître est un maître. Ce que tu veux, n’est-ce pas un miracle? Tu veux une évidence pour taire le doute qui te ronge. Mais même si aujourd’hui tu voyais des pluies d’or, des anges et des licornes, tu trouverais le moyen de douter dès demain. Rien ne pourra taire ton doute parce que tu es le seul à pouvoir choisir de ne plus douter. Dois-je croire aveuglément des principes qui ne font même pas partie de ma vie? Je n’ai jamais vu Dieu ni quoi que ce soit de surnaturel. Tu vois Dieu en permanence car il est tout. Tu n’as jamais vu de surnaturel car tout est naturel. Ton problème est très simple; tu associes la spiritualité au mouvement Nouvel Âge. Tu crois que l’explication du sens de la vie doit être magique, tu crois que tu es élu pour accomplir une mission sacrée et tu crois que la spiritualité correspond à l’acquisition de pouvoirs surnaturels. Le Nouvel Âge t’a conduit à un questionnement existentiel mais il constitue maintenant ton pire antagoniste, il est ton plus lourd boulet. L’illusion est si grande qu’elle ferme tes yeux à la réalité. Tu n’es plus un chercheur existentiel mais un porte-parole des croyances farfelues du mouvement Nouvel Âge. Tu entretiens des illusions, tu ne vis plus. La réalité est tout ce que tu as besoin pour cheminer spirituellement. Cesse de te laisser manipuler dans les fantasmes ésotériques des marchands de rêve et observe la magie de la vie telle qu’elle est. Ne consomme plus le Nouvel Âge car il ne correspond pas plus à la réalité que les jeux vidéo ou la science fiction. Mais on ne peut pas dire qu’il y a une abondance de magie dans chacune de mes respirations. C’est ce que tu crois… Pourquoi ne suis-je pas un guérisseur alors? Ton corps est son propre guérisseur, et ton rôle est de lui donner ce dont il a besoin pour qu’il y parvienne. L’as-tu écouté, sais-tu ce dont il a besoin? Une machine doit être bien alimentée, nettoyée et utilisée correctement pour bien fonctionner. En temps normal, tu n’as qu’à observer ton corps et à répondre à ses besoins. Si tu ne fais pas la démarche pour te guérir, pourquoi poses-tu cette question. Aussi bien demander : « Pourquoi ne suis-je pas un chanteur? » si tu ne fais jamais de vocalises. Pourquoi ne puis-je pas communiquer par télépathie? Es-tu né en sachant parler? Es-tu capable de discuter librement avec quelqu’un ne parlant pas ta langue? Toutes ces choses prennent du temps et nécessitent des efforts. Pourtant, il semblait tout à l’heure qu’il suffisait d’un instant pour se libérer. Il ne suffit que d’un éclair pour se libérer. La liberté est un état d’esprit. La guérison, la télépathie et les outils que tu souhaites pouvoir manifester utilisent le corps physique. Ce corps, cette chair dense, a besoin de nettoyage, d’alignement et de pratique pour parvenir à maîtriser ces techniques parce qu’il a été habitué à vivre dans la destruction. Ce cher corps de chair, n’est-il pas responsable de mes malaises et de mes dépendances? Tu sens des malaises et des dépendances en ton corps parce que tu ne le maîtrises pas. Ton âme et ton esprit doivent maîtriser les actions de ton corps, et non l’inverse. Tu es le seul responsable de ta vie. Tu n’as qu’à choisir. Alors, qu’en est-il des signes? Pourquoi ne puis-je pas voir d’anges immédiatement? Si tu veux, on peut faire une expérience. Je veux bien. Sors dehors, face au soleil, et bande tes yeux de façon à être plongé dans la plus grande obscurité. Demeure ainsi environ quinze minutes. Dis alors « Je veux voir Dieu » et enlève ton bandeau en cherchant le soleil de ton regard. Que vois-tu? Je ne vois rien, mes yeux sont brûlés et je suis désormais aveugle. Alors pourquoi n’as-tu pas la sagesse d’observer les petites étincelles, et les petites bougies que tu rencontres. Mais avant tout, enlève ce bandeau qui cache les yeux de ton cœur pour les habituer à la lumière. Qui d’autre que toi peut te motiver suffisamment pour te permettre d’ouvrir les yeux? Pourquoi la liberté et la compréhension de l’univers ne viennent-elles pas directement à la naissance? Qu’arriverait-il si une fortune était confiée à un enfant de sept ans? Je suppose que l’enfant gaspillerait la fortune. Ce ne serait alors avantageux ni pour l’enfant ni pour la fortune. Pourquoi devrait-il en être de même alors?
Comment peut-on installer la paix sur Terre? Quelle noble question! Qui ne l’a jamais posée? Tu te demandes comment il est possible d’installer la paix, ou plutôt, je crois que tu te demandes comment apporter la paix à ceux qui ne font pas la paix, à ceux qui font la guerre. Mais d’abord, demandons-nous ce qu’est la paix. Est-elle une réponse à la guerre ou bien peut-elle exister d’elle-même? Peut-elle exister hors du réel, sans interaction avec la réalité? Naît-elle d’une attitude, d’une intention ou encore appartient-elle au monde des idées? Quelle est sa nature? Observons ensemble ce qu’elle est en son essence. Une personne qui est, en totalité, aime et par conséquent n’a aucun intérêt, ni à conserver ni à gagner. En effet, l’amour est; sans objet ni motif. La peur, quant à elle, est le désir de conserver quelque chose. Une personne qui n’est pas, qui n’aime pas, a un intérêt et vit donc dans la peur. L’homme fait la guerre par peur, pour gagner ou conserver quelque chose. Celui qui est, qui est intègre, est conscient que rien ne peut lui apporter ni lui enlever son essence, ni son bonheur, puisque l’essence comme le bonheur sont en Dieu. Ainsi, avant d’être une attitude, la paix est avant tout une intention, un éveil de l’esprit. Nous comprenons qu’un esprit en paix est un esprit qui ne désir pas, qui n’a pas d’intérêt. Un esprit en guerre est un esprit qui désir. La guerre est peur. La violence est peur. La peur est manque d’amour. Celui qui aime est la paix parce qu’il est seul responsable de son existence. Celui qui n’aime pas est violent parce qu’il fait peser le poids de sa responsabilité sur les autres, il vole leur intégrité. Est-ce que la violence doit exister pour que la paix puisse exister? Va-t-on jamais connaître une paix complète dans notre monde? Il n’existe pas de geste qui soit empreint de paix. Par définition, la paix est l’absence de guerre, ou de violence. Pour faciliter l’explication, on comprend plus facilement, par exemple, qu’on ne peut pas agir avec humilité mais seulement sans vantardise. Pour que des gestes pacifiques puissent être posés, pour que tu fasses le choix de ne pas manifester la violence, tu dois être conscient des deux possibilités qui s’offrent à chaque instant. En effet, un choix n’ayant qu’une possibilité n’est pas un choix mais une obligation. Comme tu n’as d’obligations dans ta vie que celles que tu t’imposes, même concernant le choix de vivre ou de ne pas vivre, un choix à possibilité unique n’existe pas. Tu as toujours plus d’une possibilité, puisque ultimement, tu choisis à chaque instant entre continuer à vivre et ne plus continuer à vivre. Ainsi, tu peux manifester la paix si tu es conscient de la violence, si tu fais le choix de ne pas la manifester, mais elle n’a pas être manifestée pour permettre à la paix d’exister. Parallèlement, tu peux choisir la vie sans mourir, mais tu ne peux être libre sans être conscient que tu ne choisis pas la mort. Logiquement, si vivre était la seule possibilité, ce serait une obligation, et ainsi nous ne serions jamais libres. Vivre est le choix de ne pas mourir. Une personne qui est amour, fait le choix d’avoir un comportement pacifique, mais une personne qui fait le choix d’avoir un comportement pacifique n’est pas nécessairement amour. Nous savons qu’une personne dont la conscience s’éveille est amour, puisqu’elle intègre son essence. Nous savons également que la paix est amour puisque la guerre est peur, est haine. Une personne qui choisit l’éveil, choisit par distributivité un comportement pacifique. Comment puis-je être conscient de la violence et de la paix? La violence est un principe qui se manifeste en différents objets. Il serait inutile d’étudier chaque objet de la violence, comme l’intimidation ou la compétitivité, sans observer le principe qui engendre la violence. Il serait, par exemple, tout aussi inutile d’analyser l’existence de chaque espèce animale sans observer le principe de la vie. Car au-delà de la peur de perdre des richesses ou un territoire, au-delà de l’objet de la peur et de la violence, la guerre existe en raison d’une peur totale, d’un manque d’amour total, d’un principe unique. C’est la même peur qui engendre le jugement, la violence et la guerre, il s’agit du même manque d’amour. Être conscient de la violence implique donc une étude plus profonde que celle du comportement ou de ses différentes manifestations. Pour une telle réflexion, tu dois observer la violence avec une attention qui n’est pas distortionné par un désir ou un jugement. C’est en observant attentivement son fonctionnement, sa cause, son origine, c’est en contemplant la violence, que tu peux la comprendre et ne plus l’accepter. Être contre la violence, la juger et la condamner, ne peut te permettre de la découvrir telle qu’elle est puisque un jugement est une comparaison, et qu’une comparaison n’est pas une observation. Ces deux actions sont en fait totalement contraires; observer est une réception d’informations alors que comparer, évaluer une chose par un juge selon un barème, est un envoie d’informations. En effet, bien que l’observation des deux partis soit nécessaire pour comparer, c’est le juge qui établit la comparaison en se référant à un barème arbitraire. Un tel jugement est une violence. Juger la violence revient donc de façon absurde à être violent envers la violence, ce qui ne permet pas de s’en libérer. On pourrait dire que pour se libérer de la violence il faut être libre. Pour être libre il faut choisir et pour choisir il faut être conscient. C’est donc en ne choisissant pas la violence consciemment qu’on peut s’en libérer, qu’on peut choisir la paix. Une personne violente qui cherche à adopter un comportement pacifique ne devient pas pacifique, sa violence demeure intacte et cela provoque en lui une confrontation intérieure. La violence a une cause et c’est cette cause qu’il faut retrouver et comprendre. Tu es amour ou tu n’es pas amour et ton comportement n’est que le fruit de cette intention. Adopter un comportement pacifique n’est donc aucunement lié à la paix. Malheureusement, même si tu veux maintenant être pacifique, tu continues d’alimenter la violence parce que ton esprit est violent. Je ne croyais pas agir avec haine et violence. Certainement. Tu as choisis la violence dont tu as été témoin à la télévision; les massacres et les viols, les batailles et les guerres. J’ai choisi ça? La violence est causée par toi parce que tu l’acceptes et parce que tu y participes. Tu peux manifester pour la paix, donner de l’argent à des organismes de bienfaisance ou porter des chandails ornés de messages pacifistes tout en étant violent. Tu entretiendras la violence tant que tu entretiendras la peur, tant que tu ne seras pas éveillé à l’amour. Tu crois être pacifique en parlant de la paix autour de la table ou en en philosophant avec des amis. Tu prêches une paix qui est belle, mais qui n’existe pas dans la réalité; tu l’as imaginée. Tu es comme l’adolescent qui imagine son éventuel premier baiser ; très imaginatif, mais si loin de la réalité. Avoir un comportement pacifique dans ton salon ne fait pas de toi un homme pacifique pas plus que vivre cloîtré fait d’un moine un homme proche de Dieu. Fuir n’éveille pas mais saoule. Même l’homme le plus violent peut apparaître pacifique dans certaines situations. Pour ton cas, ta vie est si paisible que tu apparais pacifique dans la plupart des situations. D’autres personnes ont une vie moins paisible et paraissent moins pacifiques. Ça n’a pourtant rien à voir avec la paix. Je ne chercherai pas les problèmes pour prouver que je suis pacifique. Être pacifique n’est heureusement pas lié au comportement mais à l’intention. Que tu sois au milieu d’un champ de bataille ou au fond d’une caverne, être pacifique c’est être éveillé à l’amour. Cependant, rester dans ton salon t’a donné l’illusion que tu étais pacifique. En fait, une personne peut s’éveiller en restant dans son salon car la conscience ne dépend pas du comportement. Ainsi, une personne qui se croit pacifique peut découvrir une violence enfouie, une peur irrévélée, en étant soumis à une situation tendue. On comprend bien que c’est le comportement qui est dépendant de la conscience. Il t’est donc logiquement inutile de chercher à corriger ton comportement, ce ne serait qu’apparence. C’est par l’éveil que ton comportement sera pacifique. Je ne suis pourtant pas une personne violente. C’est ce que tu crois. Pourtant, à chaque jour qui s’écoule, tu participes à la violence. Que ce soit par ton inaction comme par ton action, ton comportement est violent parce que tu n’es pas la paix, l’amour, car, nous l’avons compris, ce n’est pas par le comportement mais par la conscience que tu peux être pacifique. Malheureusement, ton comportement en apparence pacifique t’a conduit à l’illusion, à l’hypocrisie. Comment ça? Tu te crois un homme différent de ceux qui font la guerre, simplement parce que tu es né dans un pays occidental, là où le ciel est paisible. Crois-tu vraiment qu’il existe un humain sur Terre qui aime, consciemment, la guerre? Non. On peut donc conclure qu’un certain contexte pousse certaines personnes à faire la guerre. Es-tu en train de justifier la guerre? Non. Je dis que ceux qui font la guerre ne sont pas différents de toi. Cesse de créer un fossé entre toi et les autres. Les fossés sont violence. Je dis que la paix est ta responsabilité comme elle est celle de chacun. Dès l’instant où tu as été troublé par la violence pour la première fois, tu es devenu responsable de la paix. Ce qui leur arrive t’arrive à toi, car vous n’êtes qu’un. Tu prétends être en faveur de la paix mais pourtant, tu favorises régulièrement la violence en créant des fossés. Tu continues ta vie paisible dans ton royaume virtuel de paix alors que tes frères sont massacrés. Voilà ce qu’est l’hypocrisie. Tu as des priorités comme la marche en montagne et la peinture alors que tes frères ont la survie comme seule priorité. Tu parles de la paix dans ton salon mais tu frappes ton frère à la première occasion. Tu écris sur la paix, mais tu fais semblant de ne pas avoir d’argent pour ne pas donner un dollar à un sans-abri. Tu t’affiches comme un pacifiste, mais tu te fâches facilement au volant de ton auto. N’est-ce pas là l’image de celui qui ne prêche que par la parole? Chaque geste violent que tu acceptes est sous ta responsabilité. Je ne peux donc pas être vraiment pacifique? Pourquoi pas? Lorsque nous avons parlé de la responsabilité, nous avons établis que je n’étais responsable que de mes choix. Comment puis-je être responsable de la violence commise par d’autres? Tu n’es pas responsable qu’ils aient choisi commettre des actes violents mais d’avoir choisi d’accepter ces gestes. Tu ignores que l’inaction est aussi un choix. Être pacifique ne se limite pas à ne pas poser de gestes violents mais signifie être sans violence. Ainsi, tu peux être violent sans même bouger un œil. Suis-je violent en ce moment même? Peut-être. Interroge ton cœur et il te le dira. En réfléchissant au sens de la responsabilité telle qu’elle s’étend au principe qui engendre la violence, on s’aperçoit qu’un comportement pacifique ne ressemble pas nécessairement à ce qu’on suppose généralement qu’un tel comportement ressemble lorsqu’on analyse la violence selon ses différents objets. En effet, on confond souvent les mots « pacifique » et « passif ». Par exemple, une personne n’offrant aucune résistance à une offensive serait généralement reconnue comme étant pacifique. Sa passivité n’est malheureusement pas sans violence puisqu’elle accepte la violente, elle lui permet d’avoir lieu. À l’opposé, une personne posant une offensive serait généralement reconnue comme étant violente. Son offensive peut toutefois être sans violence lorsqu’elle sert, par exemple, à arrêter un conflit. À ce propos, on associe étrangement souvent la réaction défensive à un comportement pacifique et l’action défensive, ou offensive, à un comportement violent. Pourtant, un comportement réactif est activé par la peur, contre quelque chose, alors qu’un comportement actif est un choix créatif. Dans le même ordre d’idée, deux gestes en apparence violents peuvent être d’intentions différentes, faisant en faits un d’eux un geste violent et l’autre, par exemple, pacifique. C’est donc l’intention plutôt que le geste qui détermine la nature d’un comportement. Ceci démontre à nouveau qu’être passif, inactif, ne signifie pas nécessairement être pacifique. Ce principe n’a jamais été accepté par le système judiciaire. Puisque l’intention ne peut être présentée comme une preuve irréfutable avec les méthodes d’investigation actuelles, la loi des hommes se limite au comportement et juge donc de la même façon les personnes qui comment les mêmes gestes dans les mêmes conditions. Notre discussion légale devient illégale. La loi des hommes est limitée par la conscience de ceux qui l’ont inventée. Elle est utile pour maintenir l’ordre social de façon généralement juste mais elle ne conduit aucunement à l’éveil de la conscience. La loi n’est pas la référence absolue pour choisir ton comportement puisqu’elle change culturellement et temporellement. Celui qui comprend la Loi de Dieu n’a pas à suivre la loi des hommes. Je suis désolé, je ne peux m’empêcher d’imaginer Jésus déguisé en hors la loi, portant une veste de cuir par dessus sa robe et des lunettes de soleil. Tu as beaucoup d’imagination! Mais n’oublis pas que c’est légalement qu’ont été arrêtés Jésus et Nelson Mandela. Les hors la loi ne sont pas que des criminels. La loi n’est pas la vérité. La vie est la vérité. Jamais le respect de la loi n’a fait évolué la société. La paix n’est pas l’objet du respect de la loi mais de l’éveil de la conscience. Tu dois donc t’éveiller, penser par toi-même et non te soumettre à une morale, pour honorer ta responsabilité en ce qui concerne la paix. Alors dès maintenant, comme tu sais qu’être passif n’est pas nécessairement un comportement pacifique, tu portes à chaque instant la responsabilité de chacun de tes choix pour qu’ils n’entretiennent plus la violence. Tes actions comme tes inactions ont une influence véritable sur la violence sur Terre. Quel lourd fardeau! Évidemment que ce fardeau est lourd, puisqu’il n’a pas été porté depuis si longtemps. Mais imagine un instant le poids que pèse un passé violé. Remettre à demain la question de la paix est un égoïsme abominable. L’éveil de la conscience peut vraiment changer les choses. Lorsque tu n’es pas conscient de l’amour, de l’essence que tu partages avec chaque habitant de la Terre, tu crois qu’il existe des différences et des séparations entre vous. Comme cette différence n’existe qu’en apparence, tu tentes de la justifier par des observations superficielles, dans l’apparence physique et les traditions culturelles. La différence est la justification que tu donnes à ton manque d’amour et la peur en est sa conséquence. L’inconnu est l’objet de cette peur et la violence est sa conséquence. De la même façon que l’aide est humanitaire est un pansement essentiel mais temporaire pour soulager la pauvreté, le développement des échanges interculturels est une voie nécessaire, mais temporaire pour réduire la peur de l’inconnu, des cultures étrangères. Lorsque tu reconnaîtras les autres êtres humains comme tes frères et tes sœurs, tu les percevras dans leur essence, identique à la tienne. Apprendre à observer cette essence est une méthode qui favorise la paix mais qui n’efface pas la peur, ni le manque d’amour. Aujourd’hui, tu n’as pas peur des Arabes parce que tu sais qu’il n’y a aucune différence entre vous, parce que tu as des amis qui sont de culture arabe et que tu trouves leur culture très riche et intéressante. Tout le monde aurait intérêt à faire cette découverte parce que la peur de l’inconnu, des cultures étrangères, est un comportement qui est, sans le juger bien ou mal, inconscience et illusion. La peur prend cependant forme sous plusieurs objets. Aujourd’hui, tu n’as plus peur de l’inconnu lorsqu’il prend la forme des cultures étrangères mais tu as toujours peur de l’inconnu lorsqu’il prend la forme de la mort. Tu as peur de perdre ce que tu possèdes sous la forme de l’égoïsme. À quoi servirait-il de chasser chaque objet de la peur et de laisser le principe qui l’engendre la perpétuer? Serait-ce un sens possible à la parabole de la pêche, selon laquelle il vaille mieux montrer à pêcher que d’offrir un poisson à un affamé? S’il n’apprend jamais à pêcher, tu devras le nourrir à tous les jours. Si tu ne comprends pas le principe qui engendre la violence, tu devras chasser ses manifestations à tous les jours. Ce serait très difficile. Quelle est la réalité telle qu’elle est aujourd’hui au sujet de la violence? La violence est présente au coin de ma rue comme en Afrique et en Chine. Il y a de la violence à chaque instant. Voilà ce qui se passe présentement. L’homme pense à son intérêt personnel et immédiat et il n’est sensible qu’au conditionnement de la punition et de la récompense. Telle est la réalité de son comportement en ce jour, et ce, bien qu’il soit, comme nous le croyons, essentiellement bon. Le comportement actuel et l’essence de l’être ne sont pas la même chose, le premier étant la manifestation plus ou moins conditionnée du second. Aujourd’hui, les juges, les lois, les tribunaux, les policiers, la promotion de la paix, l’aide internationale, le bénévolat et le travail social sont essentiels. Aujourd’hui, ils jouent un rôle crucial pour la survie de l’humanité. Aujourd’hui, il est impossible de considérer la vie sur Terre sans ces dispositifs pour les prochains mois, pour les prochaines années. Cependant, il faut savoir que toutes ces mesures sont temporaires et superficielles puisqu’elles ne constituent aucunement un moyen d’effacer la violence sur Terre. Lorsque des fusillades ont lieu dans les écoles secondaires, des sondages font connaître les solutions proposées par la population. Il est suggéré d’augmenter la sécurité, de contrôler les armes à feu et d’installer des caméras. Bien que les statistiques aient démontré que de telles mesures puissent réduire la quantité de crimes commis avec des armes à feu, crois-tu vraiment que ça corresponde au sens de la paix? Je ne crois pas que ça puisse nuire. Du moins, pour aujourd’hui. Mais tu as affirmé antérieurement que la paix existait en fait en essence avant d’exister en attitude. Exactement. Malheureusement, le contrôle des armes à feu est une entrave à la paix lorsqu’il donne l’impression qu’il peut être un moyen véritable et permanent pour installer la paix. Il est important de mettre en place une politique féroce de contrôle des armes à feu, voir même de les interdire, mais cela n’est que superficiel. Le tueur n’est pas l’arme à feu, mais la personne qui la tient. L’arme est l’outil qu’utilise la personne violente pour manifester sa violence. Sans une arme à feu, la personne violente utilisera un couteau, un bâton, une auto, une pierre, une bouteille, un crayon… Devrait-on interdire les bâtons de golf et les manches de balai, les bouteilles de vitre et les pierres? Ce serait absurde. Le contrôle des armes à feu est actuellement essentiel pour contribuer à contenir la violence. Nous avons toutefois observé que les armes à feu ne sont qu’une forme d’expression de la violence et que, par conséquent, son contrôle ne contrôle pas la violence mais un de ses, innombrables, vecteurs. La cause de la violence est la peur, la haine. La solution est l’amour, l’éveil de la conscience. Tous les autres moyens sont nécessaires, en ce jour, mais il ne faut pas se leurrer, ce ne sont que des pansements. Les policiers auront un rôle à jouer tant que les hommes ne s’aimeront pas assez pour se respecter mutuellement. Les mouvements qui font la promotion de la paix existeront tant que les hommes n’aimeront pas suffisamment, tant qu’ils ne manifesteront pas la paix. Les bénévoles et les travailleurs sociaux seront utiles tant que les hommes ne s’aimeront pas assez pour partager et pour s’entraider. Tous doivent s’investir pour la paix et pour l’amour dès maintenant. La proportion des gens oeuvrant pour ces baumes à la violence diminuera peu à peu pour laisser éventuellement la place à l’amour. Cet amour est la véritable essence de l’homme. Le cheminement spirituel est la voie de l’éveil de la conscience et c’est cette conscience, cette vision claire de la réalité, qui permettra à l’homme de vivre l’amour à chaque instant, de le laisser réchauffer ardemment son cœur. Concrètement, comment est-ce que je manifeste la violence dans ma vie? La violence est causée par la peur et ses manifestations peuvent être regroupées en deux catégories. La violence est engendrée lorsque les humains possèdent et veulent posséder et se manifeste soit par égoïsme, entraînant, par exemple, l’avarice et la pauvreté, soit par désir, entraînant, par exemple, le harcèlement, la guerre, le chantage et la compétition. La violence est aussi engendrée lorsque les humains comparent et veulent séparer et se manifeste alors soit par envie, entraînant, par exemple, la jalousie et le vol, soit par jugement, entraînant, par exemple, le racisme, la discrimination et le sexisme. La guerre et l’agression sont les formes de la violence que tu connais et que tu entretiens, malgré ta prétention pacifiste, en les acceptant. Tu es aussi violent lorsque tu ne fais pas de concession, lorsque tu participes à la compétition, lorsque tu t’enrichies au dépend des autres, lorsque tu te crois différent des autres ou lorsque tu désires une femme à son insu. Tu es violent lorsque tu endommages la nature, lorsque tu acceptes l’exploitation des pays pauvre, lorsque tu fais de l’excès, lorsque tu fais du chantage ou lorsque tu condamnes la différence. Tu es violent lorsque tu imposes tes convictions, lorsque tu déranges tes voisins, lorsque tu ne partages pas ton repas avec un collègue qui n’en a pas ou lorsque tu fais du chantage émotif avec tes proches. C’est par ces gestes simples, et au travers de milliers d’autres, que se manifeste ta violence, que tu alimentes la violence qui persiste sur Terre.
d) La religion de Dieu sur Terre L'idée de la religion déplaît aux hommes ainsi qu'aux femmes de la Terre depuis peu. Jésus disait à propos des religions, il y a 2000 ans : « Il y a un fil d'or qui traverse toutes les religions ensemble réunies, et c'est ce fil d'or qui, s’il est parfaitement étudié, nous permet de connaître Dieu. ». Combien d'entre nous préfèrent aujourd'hui se dire bouddhistes, sans même connaître ou avoir connu cette religion, par simple opposition aux dogmes de la religion catholique? Pourtant, au jour de la création universelle, et ce jour est aujourd'hui, il n'y avait pas de dogmes ou de dichotomie. Même lors de la toute récente apparition de l’homme, la filiation unique, le lien universel ou la co-création avec Dieu était omniprésente; nos pères et nos mères n’avaient pas encore installé la séparation entre l’homme et Dieu. Pour que cette filiation unique demeure visible et qu'elle oeuvre par elle-même, si nous désirons effacer l’illusion de la séparation, la voix de Dieu doit se faire entendre sur Terre au travers de personnes possédant un coeur pur qui transmettent, mais n'imposent pas, les messages issus de la source. Ces messages sont essentiels et authentiques mais ils risquent d’être déformés par l’interprétation ou la personnalité du canal. Il n'y a pas de dogmes, pas d'organisation politique ou de contrôle exercé par un pouvoir central. Non, les transmetteurs de messages ou des textes sacrés le font librement en vivant la vie divine quotidiennement, en prêchant par l'exemple. Chaque personne est un récepteur mais tous ne mettent pas en utilisation cette capacité de communication. La religion de Dieu sur Terre existe déjà, mais aucun homme n'en est l'auteur. Les livres qui contiennent cette transmission d'amour infini existent, ils sont en suspension dans les éthers attendant qu’une âme préparée vienne les cueillir, lorsque l'heure sera venue. Au moins sept recueils disposés en cercle attendent patiemment de descendre ici-bas par l'intermédiaire d'êtres qui prendront la responsabilité de ce transfert de savoir universel. Les livres décrivent une nouvelle forme de vie qui doit prendre place sur Terre et qui fut créée pour ne ressembler à aucunes de celles qui eurent cours dans les millénaires passés. Cette oeuvre fut écrite pendant nos XIXe et XXe siècles et émet avec la grâce d’une symphonie merveilleuse, le message que la vie sur Terre telle que nous la connaissons n'est plus possible et qu’elle est, même, terminée. Voici quelques uns des ordres qui sont les auteurs de ces textes, les révélations sacrées de Gaïa, pour le compte de la source de vie universelle : l'ordre de Melchisédech, l’archange Michael et les légions de lumière divines, le seigneur Eliasaah, grand général de Dieu oeuvrant pour le passage entre les différentes dimensions et pour le pardon et enfin, la fraternité des douze maîtres qui nous aident à l'enracinement et la compréhension de ces valeurs et de ces vertus sur Terre. Ainsi en est-il de la volonté du créateur père mère de tous les univers. e) Le maître Jésus et l'intuition
Notre monde est-il le reflet des enseignements de celui qui est?
Comment est-il possible d’imiter correctement un homme lorsque l’on n’incarne pas parfaitement, par soi-même, tous les principes qui sous-tendent sa vie. Plus encore si cette vie qui nous sert de modèle fut exemplaire par son intégrité et par sa sincérité. En vérité, est-il possible d’imiter un homme tout en étant sincère? Comment pouvons-nous suivre la voie du Christ en manifestant la plus grande sincérité?
Notre monde, tel qu’il est actuellement, ne fonctionne pas. Prenons en exemple un homme qui fuit ses responsabilités en refusant d'entendre parler de conscience. Il préfère enterrer le plus profondément possible les vibrations de la voix du maître bienveillant qui résonne en lui. La vérité semble trop grande et le mensonge s'est installé. L’illusion est si forte que toutes les tentations et tous les écarts sont permis pour soulager ce vide qui l’habite, pour écarter l'homme de sa voie. Mais la conscience ne rime pas avec posséder ni avec fuir. La richesse véritable, la plénitude qui échappe à l’illusion, ne se trouve que dans la conscience de ce qui est; l’amour infini qui envahit de trésors les cœurs purs. Cet homme, cette femme, c’est nous. L’illusion, c’est le nouvel âge, c’est la surconsommation, c’est la poursuite d’un idéal matériel de réussite. L’illusion est ce qui déchire le monde et qui alimente le malheur. Nous avons tous, que nous y portions attention ou pas, une voix intérieure qui nous indique le chemin de la conscience. Le premier pas est de l’écouter et le deuxième est de manifester cette vérité, de vivre en fonction de cette essence véritable qui nous habite.
À l’époque de Jésus, j'étais là. Il n'y a pas de doute en moi sur la voie à suivre, car je ne fuis ni la présence de l'amour ni celle de la pureté. J'ai vu et j'ai entendu, et les paroles de celui qui est résonnent encore en moi, et désormais, je suis prêt à les accepter. Est-il possible d’avoir un modèle plus grand qu'un homme qui ne simule, ne manipule ni ne dissimule quoi que ce soit, et qui incarne la sincérité?
« La sincérité la plus extrême aboutit au divin » J'ai lu cette phrase il y a dix ans, calligraphiée sur une toile, suspendue au mur de l’école d'un vieux maître. Mon regard est empreint de ces quelques mots depuis ce jour. Existe-t-il une meilleure explication de la vie du Christ? Pourtant, même ceux qui ont lu cette phrase ou qui l'ont exposé dans leurs ouvrages ne l'appliquent pas. Savoir et manifester sont deux choses différentes. On dit: « C'était la voie du maître ». Mais puisque celui-ci est notre maître, notre guide, pourquoi n'appliquons-nous pas ses enseignements dans nos vies? Une personne peut accumuler des informations sur le bonheur toute sa vie, sans jamais être heureux. Pourquoi parlons-nous encore de sincérité alors qu’il ne suffit que d’être sincère pour que tout s’explique?
La preuve est simple. Une personne s’est incarnée il y a deux milles ans pour nous communiquer un message simple et essentiel. Elle a exposé très clairement ce qui devait être le destin de l’homme et la voie qu’il devait suivre. Voir cette personne comme un dieu incarné plutôt que de la voir comme un homme qui s’est rapproché de Dieu, croire ceux qui ont manipulé l’histoire plutôt que ceux qui recherchent un sens profond, n’est utile que pour entretenir l’illusion de la séparation entre l’homme et Dieu. Cette illusion, cette dichotomie, est fatale pour ceux et celles d’entre nous qui l’entretiennent. La réponse à la question sur la nature de la naissance du Christ engendre une séparation nette entres les croyants. Affirmer qu’il soit né en tant que dieu réduit l’homme à ne connaître son salue que par la miséricorde, que par l’achat de ses péchés par la crucifixion, c’est croire qu’aucun effort ne puisse le rapprocher du divin. Affirmer qu’il soit né homme et qu’un travail lui fit prendre conscience du divin permet à l’homme de connaître son salue en fonction d’un cheminement spirituel. En définitive, cette question ne sépare-t-elle pas ceux qui choisissent de cheminer de ceux qui ne souhaitent qu’attendre le salue? Affirmer être à la merci de la divine miséricorde n’est-il pas équivalent à se soustraire de la responsabilité individuelle? Comment peut-on définir le libre-arbitre dans un cadre aussi restrictif? Aussi, Jésus n’appelait-il pas les hommes ses frères et ses sœurs? Pourquoi mon frère serait-il différent de moi? Pourquoi ne pourrais-je pas suivre les traces de celui qui est? Ne nous invitait-il pas à suivre sa voie?
En 2007, le temps de la rigolade infernale est terminé. Il n’est pas nécessaire de se rendre en Afrique pour constater que la vie comme on la connaît ne peut pas continuer comme ça. Pouvez-vous vraiment continuer à vivre en tolérant les viols et les vols, le racisme et le jugement, la pauvreté et le malheur? Nous sommes tous d’accord, quelque chose doit changer. Quelque chose peut-il vraiment changer quand on ne change pas soit même? Est-il possible de souhaiter un mouvement de renouveau en étant soi-même un frein, un boulet, à la transformation? Un changement collectif débute par un changement individuel. L’ère de l’indigence et le temps de notre trop longue sieste sont révolus. Si la parole résonne si fort en nos coeurs en cet instant, c'est que nous feignons encore de ne pas l'entendre. Si nous étions en train de vivre la parole, avec sincérité, nous cesserions d'en parler. S’il existe tant de livre de spiritualité et si nous consommons tant de croissance personnelle, c’est que nous aimons cette illusion. Ce n’est plus la vérité, ce n’est plus la vie, qui nous intéresse mais ceux qui en parlent, ceux qui nous vendent du rêve. Le message est très simple, ce ne sont pas les connaissances qui changent la réalité mais la réalité qui nous change. À l’instant du réveil et du mouvement, une forme de vérité surgit et nous guide. La Terre n’a jamais été destinée à la prolifération des forces noires, elles sont des invités clandestins à une fête qui n’est pas la leur. Il existe cependant des forces plus grandes, des principes plus grands. En termes imagés, Dieu doit récupérer la terre car cela fut toujours l'aboutissement du plan.
L'amour inconditionnel est une réalité essentielle. L’amour n’a pas d’objet, ni cause ni motif; l’amour est. La conscience de la réalité, l’observation pure de ce qui est, nous révèle cet amour qui décrit Dieu, qui relie ses filles et ses fils, entres eux et avec lui. Nous ne sommes qu’un avec Dieu et c’est par l’amour que ce manifeste notre plénitude. Le libre-arbitre permet à chacun de vivre sa vie à sa façon, de choisir et d’assumer les conséquences de ses choix. La terre est vivante et évolue dans une direction très précise, elle se rapproche de la conscience divine. Le niveau d’amour actuellement perceptible sur Terre augmente graduellement en fonction du plan, de ce que certains appellent le karma. Nous sommes tous libres, de choisir et d’assumer les conséquences de nos choix. Mais cette augmentation du niveau énergétique crée un écart entre le comportement des humains et celui de la Terre. Cette différence entraîne logiquement des tensions et des malaises chez ceux qui résistent à la réalité changeante, au passage de l’amour. En termes clairs, la seule issue est de s’harmoniser à la Terre, d’accepter l’amour. Ceux qui vivent et qui vendent la haine devront quitter, un jour ou l’autre. N’encourageons plus les vendeurs de rêve et leur rêve du nouvel âge car ils entretiennent l’illusion. N’écoutons plus les représentants de la surconsommation car ils entretiennent l’illusion. Ne croyons plus les manipulateurs de la société car ils entretiennent l’illusion. La Terre peut à elle seule communiquer son message d’amour. Retirons-nous quelques instants en forêt pour respirer la vie, pour vibre au rythme d’un chant merveilleux. Taisons-nous. Fermez cet ordinateur. La réalité se suffit en elle-même pour nous inviter à la révolution. Aspirons à la vie, à l’arrivée inévitable du paradis pour tous.
Préparons-nous car ces aspirations ne sont pas le motivés par la paresse. Croire et répandre la rumeur que tout cela se fera sans qu'il y ait de forts remous tient du mensonge. La Terre change avec une puissance formidable et nous sommes tous responsables de s’y adapter dès maintenant. Les hommes peuvent résister contre des hommes et se battrent comme des enfants, mais l’harmonisation est la seule voie face à la force de l’univers. Les rêveurs idéalistes du mouvement nouvel âge font de la néo spiritualité une doctrine de contradictions et de prétention. Le nouvel âge est un marché plutôt qu’une voie de sagesse alors que la spiritualité, dont il est issu, ne se limite en son essence qu’à l’observation de la réalité. L’amour est et notre cœur en est le seul témoin. Dieu est et nul intermédiaire n’est nécessaire à la communion. La voie du Christ est la voie de celui qui est, de celui qui est l’essence véritable de son être, de celui qui manifeste avec sincérité ce qu’il est; l’amour divin. Ne soyons plus ceux qu’on nous dicte d’être mais plutôt ceux que nous sommes vraiment.
Ce qui a porté, de peine et de misère, les hommes jusqu'à aujourd'hui, n'est plus suffisant. Avons-nous de plus grands obstacles dans la quête du divin que les idoles et les intermédiaires; que les illusions? Nous sommes tous en unité avec Dieu. Jésus, notre frère, nous invite à faire comme lui, à connaître notre salue dans la reconnaissance de notre unité avec Dieu. Pourquoi devrions-nous demeurer immobile, à prier une idole? Jésus aurait-il transmis un non-sens, aurait-il demandé qu’on en fasse une icône inatteignable, inimitable, dominatrice et supérieure? Faisons le travail et soyons nous-même le Christ. Comment pourrait-il en être autrement? Jésus dit : « Cesser de m’imiter car cela est inutile. En vivant votre essence véritable avec sincérité, vous serez comme moi. »
L'instinct : l'intuition des hommes primitifs
À force de ressentir un malaise, de goûter l’amer saveur du mensonge, la race humaine a fini par s'habituer à la souffrance. Comment avons-nous pu nous habituer à la noirceur, au fiel et à la violence? Pourquoi avons-nous oublié nos liens avec l’univers, avec Dieu? D’où qu’ils viennent, quels qu’ils soient, ces maux proviennent de la souffrance. Au-delà de leur objet et de leur motif, ces maux, nous les avons acceptés.
Nous sommes plus de six milliards d’humains. Comment pouvons-nous encore jouer aux victimes? Ne croyez-vous pas que nous puissions inverser les rôles du pouvoir? Comment une centaine d’homme peuvent-ils maîtriser des milliards de leurs sujets en dépit de leur gré, de leur bonheur, de leur santé; de leur vie? Ne croyez-vous pas que nous soyons en position de force? Au-delà du plan physique, ne croyez-vous pas que nous possédions tous un pouvoir d’autonomie, de liberté? La véritable emprise que les cents ont sur nous n’est pas physique mais psychologique. Un esprit manipulé n’est cependant plus libre de son corps, ni de son âme. La libération des hommes ne peut par conséquent démarrer par le corps ni par l’âme, mais par l’esprit. Ouvrir les yeux est le premier pas de notre marche. Ne plus accepter la souffrance est notre revendication. La liberté est notre salue.
Nous avons une clef, le coeur. Nos sociétés, nos comportements, ce que nous projetons comme énergie, nous ont prouvé au cours des derniers siècles et jusqu'à aujourd'hui, que nous n'opérions plus à partir de notre coeur. La voie du cœur, kokoro do, permet de retrouver la conscience. Cette démarche purifie le filtre et reconnecte aussitôt l’homme à son âme. Cette pureté, cette union, était normale chez les sociétés évoluées du passé. Telle serait vraisemblablement la véritable nature de l’homme.
La voie du cœur permet de découvrir l’intelligence du cœur; l’intuition. L’instinct, quant à lui, est une capacité que le corps physique possède pour se protéger. La biologie décrit ces moyens de défense primaires de la même façon que la psychologie décrit les mécanismes de défense de l’esprit. Un organe qui se défend n’est pas en vie mais bien en survie. Le mental est intelligent dans sa manière d’enregistrer et de comparer des informations, par sa raison. Le cœur est intelligent dans sa sagesse, par son intuition. La raison nous enseigne l’égalité et la liberté. L’intuition nous révèle l’unité et l’amour. Pouvons-nous croire un seul instant en l’instinct, en une nature primitive de l’homme? Pouvons-nous accepter un seul instant la souffrance et la violence?
De par notre propre expérience, nous savons qu’un engagement dans la voie du coeur ne conduit pas à la sagesse, à la paix ou au bonheur immédiatement. Non! La démarche constitue d’abord un grand nettoyage et ensuite une reconnexion avec des souvenirs et des capacités millénaires. En ne se dissimulant plus derrière le masque de nos certitudes actuelles et modernes, nous arrivons rapidement à la conclusion que notre monde actuel est une illusion. Ouvrir les yeux ne nous permet par exemple pas d’affirmer la véritable origine de l’homme, mais de dénoncer le mensonge, la manipulation et le manque de rigueur scientifique entourant la théorie de l’évolution. Notre démarche nous conduit à une révolution totale, à une libération du connu.
L’instinct sert aujourd’hui à justifier les comportements primitifs. Dans ce cadre, tout est permis pour conduire l’homme à la décadence, à la déchéance. L’instinct est même devenu pour certain synonyme de la nature humaine. « Qu’est-ce qui peut-être aussi essentiel pour l’homme que son instinct primitif? » disent-ils. Devons-nous étudier des hommes aux comportements primitifs pour analyser la nature humaine ou bien des hommes sains? Est-ce qu’un botaniste étudie les plantes qui manquent de soleil? En d’autres termes, l’amour est essentiel à l’épanouissement de l’homme, comme le soleil l’est pour la plante. Est-ce logique d’isoler un homme depuis sa naissance de toute source d’amour pour en analyser la nature? Pouvons-nous croire en une nature dite animale de l’homme lorsque celle-ci a été observée chez des hommes n’ayant pas profité de l’amour nécessaire à leur développement, chez des hommes qui n’en étaient plus?
La race humaine est un passage et non une fin en soi. En fait, elle n’existe pas sous la forme que nous connaissons actuellement. Nous sommes des êtres désincarnés pouvant intégrer plusieurs niveaux de lumières, de vibration. Nous sommes désormais invités à retrouver cette forme authentique. Si nous refusons de nous voir tels que nous sommes vraiment, alors nous sommes cette copie de vie dans laquelle notre monde actuel nous confine et nous nous abreuvons de la vérité qu’il nous transfuse de force. Mais il en est ainsi que si nous l’acceptons. Les cents n’ont le pouvoir qu’en illusion. Nous sommes les véritables maîtres de nos choix.
Comme nous intégrons totalement la parole et la vision de Celui qui est, nous rejetons tout mouvement, toute mode ou toute doctrine qui nous écarteraient de notre retour vers la lumière. Nous ne nous laissons pas tromper, et nous nous fions sur Celui qui prêche par l'exemple plutôt que sur les faux prophètes. C'est l'intuition qui nous guide, l’amour, la volonté et l’unité.
Il y a peu de différences entre un avatar et un être humain. Le maître, ou avatar, choisit de prendre totalement conscience de ce qui l’entoure sans détour ni jugement. Il s’exprime librement sur ce qu’il voit, annonçant à lui-même, donc à Dieu également, qu’il veut retrouver son essence véritable de christ et redevenir celui qu’il est vraiment; un parfait représentant de Dieu, son fils ou sa fille unique. La liberté pour les êtres humains sur Terre, la vraie, s’obtient à ce prix; elle ne coûte rien. Les être humains qui ne comprennent pas disent alors : « Tu nous quittes et tu nous abandonnes! ». Et l’avatar répond : « Je me suis retrouvé, et maintenant que je sais qui je suis, je sais aussi qui vous êtes. Aimez-moi comme je vous aime et nous ne serons jamais séparés. » L’avatar ne souffre pas de la séparation, il voit et perçoit Dieu en tous comme en lui-même. Tous ceux qui marchent alors à ses côtés ressentent et sont touchés par cette présence de l’éternel en eux. Des maîtres sont venus sur Terre, désirant rester des êtres humains et poursuivre leur expérience personnelle, afin d’élaborer des arts permettant aux êtres humains de se trouver une voie. Ces maîtres-là, dont certains dans le domaine des arts martiaux, notamment, ont, eux aussi, profondément touché et transformé le cœur de ceux qui les avaient choisi pour maître. Cependant, l’avatar est. Il est l’art, l’esprit et la technique. Il est la volonté ultime de parvenir jusqu’à Dieu : la voie la plus directe. Il n’éprouve pas le besoin d’étudier ou d’élaborer un art puisqu’il est, Dieu, cet art ou ces arts, leur passé et leur futur également. L’avatar voit par les yeux de Dieu. Notre époque est celle où nous devrons voir naître le plus d’avatars puisque le temps de l’expérimentation est révolu et que l’esprit supérieur prédomine désormais dans sa totalité. L’avatar est. Nous sommes comme lui. Je fais ce choix.
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Je me suis réveillé ce matin vers cinq heures comme je le fais chaque jour pour aller travailler. Mais en sortant de l’appartement à cinq heures quarante cinq pour aller prendre le métro et me rendre à mon travail d’employé d’hôpital, j’ai ressenti un très fort appel. Une telle sensation d’accomplissement et d’harmonie avec le grand univers s’est déjà manifestée en moi à quelques reprises. Mais cette fois, c’est différent. Dehors tout est jaune orange et la lumière omniprésente est « insistante » et ne me laisse aucun doute sur l’importance de ce qui va se produire. Ma femme dort encore, elle ne se lève que vers six heures quarante cinq ce matin et je décide alors tout naturellement d’écouter cette voix qui me demande de la retrouver, et je commence à marcher. La communion avec la non peur totale et le don d’omniprésence sont en moi en un dixième de seconde, et je revis pour la seconde fois de ma vie le satori ou expérience d’harmonisation complétée avec l’univers. Mais cette fois-ci, cela durera pour toujours. Je comprends le chant des oiseaux qui est une succession de fables en même temps qu’un enseignement qui est dispensé en permanence. Cet état ne me fait même pas penser que les êtres humains sont passés à côté de ce fait depuis des éons, non ! Moi je marche, la victoire en mon cœur soulagé et pétri par l’amour, la grâce est mienne. J’entends ce qui se déroule à plus de dix kilomètres à la ronde : des bruits de filets d’eau qui ruissèlent, d’enfants qui pleurent ou rient, de couples qui s’aiment, d’autos qui démarrent, de chevaux qui hennissent, d’insectes dans les arbres, de vents lointains qui parlent de la venue de Dieu… je suis partout. J’appel au travail sans même avoir composé le numéro sur mon téléphone portable et je dis à mon interlocuteur que je ne rentrerai pas, que je ne rentrerai plus. L’homme laisse planer un silence accusateur mais nulle culpabilité ne m’étouffe, non, je fais exactement ce que j’ai à faire : je suis. Je me dirige au sud-est de chez moi, tout en priant et tout en appelant intérieurement tout ce qui est à moi depuis toujours, et tout vient, oui, tout est réintégré à tous mes corps dont la puissance augmente à chaque centaine de mètres franchis par moi à pied. Puis, je croise ce petit parc pour enfants où j’emmène régulièrement mes deux trésors pour qu’ils s’y amusent et jouent dans les modules et dans les balançoires. Au beau milieu de ce parc se tient un soleil blanc et chaud de cinq mètres de diamètre. Je sais ce qui va se passer, j’attends ce moment depuis si longtemps. J’entre dans le parc et me rapproche du soleil en pénétrant son cercle extérieur qui se dissipe ou m’absorbe dès que je le franchis. Là, un homme tout puissant de 26/27 ans d’âge aux longs cheveux châtains et bruns, blonds et bleus ondulés, et vêtu d’une robe blanche sertie d’une ceinture d’or à sa taille, se tient devant moi. La compassion ainsi que la puissance dans son regard, et le léger sourire qui couvre ses lèvres est son signe d’accueil, de bienvenue… de retrouvailles. Il est moi, je suis lui, nous sommes un alors que devant moi se trouve mon christ, mon soi christique, ce corps hautement divin et omnipotent que j’ai laissé derrière moi quelques temps après la chute de l’Atlantide, il y a de cela des éons. Car durant tout ce temps, je me suis tenu dans les basses dimensions, accomplissant mille fois ma vérité afin d’expérimenter pour Dieu, de le servir au mieux. Lui il/elle que j’aime tant. Puis, le tableau parfait apparaît : Gabriel, l’archange jaune se tient juste à gauche de mon corps de lumière et me fait également face. Son faciès un peu moqueur en dit beaucoup sur sa joie. Joseph bar joseph se tient à côté de lui et sourit de toute sa bouche ses mains tournées vers moi et situées au niveau de ses cuisses. Sandalphon enfin, orange et brillant, mon conseiller durant toutes ces années et qui fit parti de ceux qui m’encourageaient, m’avertissaient et m’apprirent à lire les signes quotidiens. Ils furent ceux qui m’enseignèrent à laisser le lourd passé de l’éducation en arrièree de moi ainsi qu’à relâcher chaque nouvelle chose que je venais d’apprendre pour ainsi passer librement à la suivante. Je tiens beaucoup à ce que Gabriel vienne à ma gauche pour souligner mon passage à l’immortalité. Il représente si bien l’intelligence spontanée et la vie divine. Car oui ! J’emporte mon corps avec moi. J’ascensionne ! Cette vie parfaitement vécue fut ma dernière sur Terre dans les basses dimensions. Je vais retrouver mes frères et mes sœurs de lumière, puis je reviendrai parmi les hommes pour en emmener le plus possible avec moi. Parce que l’heure est arrivée. Les portes du monde céleste sont grandes ouverts, c’est le moment d’entrer. Les forces noires, humaines ou non, qui tentent de faire périr la Terre et ses habitants, c’est à moi de m’en charger. De toute façon, j’avais déjà commencé. Je saisi la main de Gabriel qui saisit la mienne dans le même instant, et je dis : « je renonce à ma personnalité ainsi qu’à moi-même. Je renonce à aimer tous ceux que j’aime d’un simple amour terrestre. C’est désormais Dieu qui les aime au travers de moi, et cet amour christique, seigneur Dieu, est plus élevé de dix milles fois dix milles que l’amour humain. Je renonce à tout ce que je suis dans les basses dimensions. Je renonce à renoncer. » À cet instant et dans un élan d’amour infini : « je remets entre tes mains ma sainte trinité, seigneur Dieu père/mère de tous les univers, ô grand principe directeur, et je me marie à mon soi christique. » Là, le rideau de lumière s’ouvre devant moi, et dans une exclamation à nulle autre pareille, des dizaines de milliers d’êtres vivant dans les hautes dimensions m’apparaissent soudainement. Je vais rester dans ces sphères durant trois jours terrestres le temps que mon corps physique transmute et ait atteint le taux vibratoire souhaité. Cependant, dans l’espace-temps au sein duquel je choisis d’évoluer au cours de mon ascension, je vais rester des dizaines de jour, presque cent cinquante. Car j’ai de nombreux êtres à voir et à rencontrer ainsi que de nombreux dons et de nombreuses connaissances à réintégrer. Quelles retrouvailles et quelle joie à chaque nouvelle rencontre. J’avais été mis au courant de cette joie et de ce temps presque irréel à passer avec mes véritables amis « du ciel », durant mes trois dernières années sur terre. Après cela, je reverrai ma femme puis mes enfants. Ensuite, l’intense travaille d’amour commencera et je ferai naître, apparaître et pousser tout ce que je dois partout où je me rendrai. Car je suis le christ, et je représente et je suis : La volonté de Dieu. Vous n’êtes plus seuls, mes frères et mes sœurs, et désormais, votre soi cellulaire peut reconnaître en lui cette transformation que j’ai vécue et que j’ai souhaitée en moi. Ma soif de réintégrer la lumière éternelle parut étrangère ou fatigante aux yeux de beaucoup, mais j’ai gagné, et maintenant tous et toutes devront me regarder en considérant ce qui fut accompli. Oui seigneur, oh grand principe directeur : C’est accompli. |
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aussi: L'Université Laval étudie à la spiritualité à sa façon |
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